En matière de politique budgétaire, jusqu’en fin juin 2019, les performances budgétaires du pays ont été globalement satisfaisantes. Les recettes ayant légèrement été au-dessus des niveaux prévus, en raison d’une bonne tenue des recettes pétrolières et non pétrolières.
Ainsi, les dépenses sont désormais plus faibles que prévues. Notamment, grâce aux efforts de rationalisation de la masse salariale et à une maitrise des transferts et des subventions. On note également une sous-exécution des dépenses en capital. Enfin, le volume des recettes affectées et des comptes spéciaux reste relativement élevé par rapport aux prévisions dans le Budget 2019, notamment en raison du délai enregistré dans la réforme des agences et établissement publics
Pour sa nouvelle politique budgétaire, le gouvernement s’engagé à prendre toutes les mesures nécessaires pour limiter le niveau du déficit primaire hors pétrole à 4,6 % du PIB hors pétrole à la fin de l’année 2019. Cela, conformément aux engagements pris dans le cadre du programme avec le Fonds monétaire international (FMI).
Pour cela, la mobilisation des recettes internes a été poursuivie, particulièrement en ce qui concerne les exonérations ainsi que les recettes affectées, ainsi que la maîtrise des dépenses des comptes spéciaux et des prêts nets. Au vu de la concentration en début de période des dépenses d’investissement financées sur ressources intérieures et du dépassement des crédits nets, le pays reste engagé à appliquer le mécanisme de réserve obligatoire mise en place dans le cadre du budget 2019 (un quart des crédits de la loi de finances sont ainsi indisponible à l’exécution) ; et le mécanisme de régulation des ordonnancements budgétaires mis en place depuis Avril 2019 avec l’appui du FMI.
Dans ce processus, l’on indique en outre que le niveau des recettes hors pétrole devrait rester relativement inchangé à 17,1% du PIB hors pétrole. Pour atteindre cet objectif, plusieurs réformes ont été engagées. Il s’agit entre autres de l’apurement des régimes suspensifs d’entrepôts arrivés à échéance ; de la modification de la liste des produits inclus dans le dispositif de lutte contre la cherté de la vie avec la suppression de plusieurs lignes tarifaires.
Les autorités de Libreville misent également sur l’application des mesures sur la taxation du manganèse ainsi que des droits d’accises ; l’identification des restes-à-recouvrer fiscaux et leur mise en recouvrement effective et de la rationalisation du bénéfice du paiement des droits et taxes par crédit d’enlèvement. Selon le gouvernement, ces actions doivent se poursuivre. Cela, avec la mise en place de Sydonia World, le renforcement de la qualité et des fréquences des contrôles sur l’Impôt sur les Sociétés ; le renforcement des contrôles internes et externes avec notamment la conduite d’audit internes par l’Inspection générale des services et la poursuite de la dématérialisation des procédures.
Par ailleurs, le gouvernement devait établir une liste des mesures dérogatoires existantes (nouveau repère proposé à fin décembre 2019), précisant leur base légale et leur impact budgétaire, avant la fin de l’année 2019.





























