Vraisemblablement, les décisions prises par le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba dans la lutte contre la pandémie du Coronavirus auraient du mal à être implémentées par le gouvernement.
De la séance de travail en visioconférence avec les ministres et directeurs d’administration sur les mesures d’accompagnement économique destinés à amortir les effets de la crise liée au Covid-19, à la communication présidentielle du 03 avril dernier, relative à la prise de mesures économiques et sociales pour faire face à la crise sanitaire, planent des signes d’une incohérence d’action et de communication.
Au moment où les populations manifestent le plus grand besoin, devrait-on penser que le manque de réactivité face aux attentes des Gabonais compromettrait la réussite et l’efficacité des engagements du chef de l’État ? À chacun d’apprécier.
Toujours est-il que nombre d’interrogations fusent. Au point où certains en viennent à gloser le gouvernement qui aurait du mal à suivre. Et pourtant, la réalité semble toute évidente. L’effectivité de la mise en œuvre des mesures édictées par le président de la République tarde à se matérialiser.
Et pourtant, lors de son adresse à la nation, du 03 avril dernier, Ali Bongo avait décidé de renforcer encore plus, l’efficacité de la riposte du pays face au Covid-19, avec d’importantes mesures socio-économiques. Il s’agissait notamment de : la mise en place d’un dépistage de masse ; la création de 60 centres de test sur l’ensemble du territoire ; la gratuité des tests dans les structures publiques.
Dans ce droit fil, le Premier ministre avait également été instruit de prendre toutes les mesures pour un confinement du grand Libreville, afin de freiner la propagation du Covid-19 sur le territoire national. Pour faire face à l’impact économique de la pandémie, des mesures d’accompagnement avaient également été préconisées.
En concertation avec le gouvernement , Ali Bongo avait décidé de la mise en place de mesures d’aide massives exceptionnelles. En somme, l’effort massif insufflé par le chef de l’Etat gabonais représentait un montant considérable de 250 milliards de FCFA. Une enveloppe qui devrait permettre au pays de ne pas succomber au doute et au questionnement face à l’épreuve du COVID -19.
Autrement dit, le gouvernement se trouve donc au pied du mur. Quoi de plus normal, lorsqu’on sait qu’il est tout simplement chargé de la mise en musique de la politique impulsée par le chef de l’Etat.






























