A la faveur d’un récent entretien à la presse locale, le nouveau directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), Christian Magni est revenu sur la principale mission qui lui est assignée dans le cadre de ses fonctions.
De manière ressassée, cette mission porte notamment sur trois axes : amélioration de la sécurité, renforcement de la performance et compétitivité de l’entreprise. Sur le volet sécuritaire, Christian Magni indique qu’il va s’appuyer sur le Plan de remise à niveau actuellement en cours de déploiement. Lequel, selon lui, « vise à répondre à la situation de vieillissement de la voie, d’une part avec le renouvellement de l’ensemble des traverses bois par des traverses en béton bi-bloc. Le remplacement des rails de 50kg/m par des rails de 60Kgm, mieux adaptés au tonnage par essieu transporté sur la ligne de chemin de fer et, d’autre part, le traitement des zones instables historiques ».
A en croire, le nouveau directeur général, la réalisation de ce nouveau dispositif est largement tributaire des financements des partenaires financiers de la société et des bailleurs de fonds internationaux. Dans ce cadre, il a précisé que les travaux en cours de réalisation sur la voie ferrée reposent sur le « financement conjoint consenti par les plus hautes autorités gabonaises et le Groupe Eramet via ses filiales au Gabon (Comilog et Setrag ».
En effet, a-t-il précisé « ce financement de 207 milliards de Francs CFA (61 milliards pour la part Etat, via prêt auprès de l’AFD et 146 milliards pour la part Setrag, via un prêt auprès de SFI/PROPARCO et des fonds propres) permet de financer le renouvellement des 648 km de voie ferrée en traverses béton, la réhabilitation des ouvrages du chemin de fer, la remise à niveau des infrastructures d’exploitation, la modernisation des équipements d’exploitation, de formation et l’acquisition du matériel roulant dont la rame de train voyageurs en 2916 ».
Et d’ajouter : « Pour ce qui est des travaux de voie, 135km ont déjà été renouvelées en traverses béton, soit dans les cantons Lopé, Offoué, Booué, Ivindo, Mouyabi et actuellement nous travaillons dans le canton Abanga. Ndjolé qui présentait le plus de risques compte tenu de la présence des zones instables identifiées depuis la construction ».
Occasion pour Christian Magni de rappeler que la réforme entamée en 2015 a atteint son objectif, pour parler la santé de l’entreprise. « Elle a permis un retour à l’équilibre financier depuis 2017. Ce qui permet à la Setrag de financer sa part du plan d’investissements. L’exercice 2020, malgré les contraintes liées à la crise de la COVID-19 et grâce aux équipes mobilisées, présentera des résultats financiers proches des prévisions permettant ainsi la poursuite du programme d’investissements », a-t-il indiqué.
Pour la bonne gouverne, c’est le 20 octobre 2020, que le Conseil d’administration de la Setrag, filiale de Cornilog a approuvé la nomination de Christian Magni au poste de Directeur général de l’entreprise. il a pour principale mission, de poursuivre la transformation et le développement de la société, pour qu’elle se puisse se positionner comme une référence dans le transport ferroviaire en Afrique, notamment en termes de sécurité et de qualité de service.

La société bénéficie de vents favorables malgré la crise de la Covid
Au troisième trimestre 2020, la Société d’exploitation du Transgabonais a affiché un résultat relativement reluisant, malgré la pandémie de la Covid. Selon les données de la direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF), l’activité ferroviaire a consolidé ses performances au regard de l’évolution de ses principaux indicateurs au cours de cette période sous-revue.
En effet, malgré une baisse importante du nombre de passagers transportés (-58,4%), pour cause d’interdiction de déplacements au départ du Grand Libreville dans le cadre des mesures barrières de lutte contre la Covid-19, le volume global des marchandises acheminées par rails a enregistré une hausse de 27,2%, soit 6,7 millions de tonnes , selon les indicateurs de a DGEPF.
Cette embellie est consécutive à la bonne tenue du trafic manganèse (90% du total), apprend-on. Au cours de la période sous revue, la production de manganèse a enregistré une hausse de 24,1% et 41% pour les exportations. En outre, ces différentes prestations ont généré un chiffre d’affaires de 66 milliards de FCFA, en hausse de 13,8% par rapport à la même période en 2019.






























