Le nouveau Directeur général des douanes et des droits indirects, Boris Atchoughou a effectué une descente de terrain ce 05 novembre 2020, au bureau régional des douanes de Libreville ainsi qu’au bureau central des douanes d’Owendo, question de s’imprégner des réalités de ces administrations.
La visite de ces deux unités est loin d’être fortuite. Elle traduit le caractère névralgique et stratégique de ces services qui font partie des plus importants postes de collectes de ressources des douanes gabonaises. Cette visite a clairement traduit la nouvelle dynamique que souhaite implémenter Boris Atchoughou au sein de cette administration.
Selon lui, le principal enjeu est de redorer le blason des services des douanes fortement amochés ces dernières années, du fait des comportements déviant des agents, marqués par une fiscalité parallèle, le non-respect des procédures, la corruption et bien d’autres maux. Dans ce triste registre, on mentionne également les passe-droits dont bénéficient plusieurs entreprises, et qui créent un manque à gagner en termes de milliards de FCFA à l’Etat avec de lourdes conséquences sur le budget.
La feuille de route du nouveau directeur général est donc clairement définie : optimiser les recettes douanières à travers un changement de comportement et une responsabilisation des agents des douanes sur leurs missions régaliennes. Des ambitions qui devraient être encadrées par des sanctions à l’encontre des douaniers indélicats. Car, indique-t-il, avec d’environ 20% de contribution, la douane arrive en deuxième position, après les recettes pétrolières, dans la liste des secteurs pourvoyeurs des recettes de l’Etat.
Au terme de la visite, Boris Admina Atchoughou a résumé le credo de son action à la tête des douanes gabonaises qui se résume en une cryptique : sensibilisation – fermeté – rigueur professionnelle. Il a enfin appelé ses collaborateurs à plus d’équité, de rigueur et de professionnalisme. « J’ai tenu à souligner à mes collaborateurs que désormais aucun écart de conduite ne sera accepté en ce sens que les recettes publiques devront être optimisées. Nous mettrons désormais à la disposition du Trésor public toutes les ressources nécessaires y compris les poches de recettes qui sont dissimulées », a-t-il indiqué.
Pour rappel, les droits de douanes ont rapporté 159,9 milliards de FCFA au premier semestre 2020, contre 159,9 milliards de FCFA, à la même période en 2019.





























