La Banque mondiale (BM) renouvelle son coup de pouce à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale en vue du Renforcement des systèmes de surveillance des maladies (REDISSE).
L’institution onusienne annonce ainsi une contribution de près de six milliards de FCFA (10 millions de dollars) pour ce projet. Prévue pour une durée de cinq ans (Mars 2020 à Mars 2025), le projet REDISSE a pour objectif de renforcer les capacités nationales et régionales en vue d’assurer une meilleure coordination intersectorielle et transfrontalière efficace en matière de surveillance et de riposte aux maladies en Afrique centrale. Ce projet concerne également les cas d’urgence. Dans ce cadre, la BM prévoit un apport de façon immédiate et efficace.
Le REDISSE IV couvre cinq pays de la CEEAC à savoir : l’Angola, la RCA, la RDC et la République du Tchad et sera basé au niveau du Secrétariat générale de la CEEAC à Libreville (Gabon).
Pour le Dr BAGAZINI, ’’ce projet est important parce qu’on se situe dans une dynamique sous régionale qui veut booster des capacités de surveillance et des laboratoires des Etats concernés pour détecter et réagir rapidement face aux épidémies ».
A l’occasion, le SG de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi a exprimé sa gratitude ‘’pour le caractère hautement social de ce financement qui démontre encore une fois, le caractère multidimensionnel des intervenions de la Banque mondiale en Afrique centrale’’. Avant d’énumérer toutes les dispositions déjà prises et celles en cours, par la CEEAC pour la réussite de ce projet. Il a enfin exhorté les équipes en charge du projet à s’impliquer fortement dans la planification, la coordination et l’exécution des activités dudit projet.
Pour rappel, le projet vise à renforcer la capacité intersectorielle nationale et régionale pour assurer une meilleure collaboration en matière de surveillance des maladies et de préparation aux épidémies, abordant par là-même les faiblesses systémiques dont souffrent les systèmes de santé animale et humaine et qui entravent l’efficacité de la surveillance et de la réponse aux maladies et fournir une réponse immédiate et efficace en cas de crise ou d’urgence éligible.
Il comporte quatre composantes essentielles qui servira de base pour la planification des activités au niveau régional et au niveau des pays : le renforcement des capacités de surveillance et des laboratoires pour détecter rapidement les épidémies ; de planification et de gestion des urgences pour une réaction rapide aux épidémies ; le développement du personnel de la santé publique et le renforcement des capacités institutionnelles, gestion de projet, coordination et































