C’est ce que révèle la Coordonnatrice humanitaire des Nations unies au Cameroun, Allegra Baiocchi, dans un communiqué publié ce 05 juin 2020.
Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Ces violences ont forcé quelque 600.000 personnes à fuir leur domicile et ont conduit à « une urgence humanitaire complexe avec 1,7 million de personnes dans le besoin » dans ces territoires. Au total, 2,3 millions de personnes ont besoin de nourriture, d’abris, de produits non alimentaires et de protection en raison de la crise au Cameroun.
Par ailleurs, des éléments armés ont également imposé des opérations de journées « villes mortes » où ils interdisent aux gens de sortir. « Ils ont utilisé des engins explosifs improvisés dans des zones peuplées et ont fermé les voies de transport entre les villes pendant plusieurs jours », a détaillé Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève. D’un autre côté, les forces de sécurité camerounaises sont accusées d’avoir « retardé » le fret humanitaire.
Tous ces incidents entravent le fonctionnement des organisations humanitaires, et cela a des conséquences pour l’aide à apporter aux personnes vulnérables dans le besoin. La Coordinatrice humanitaire au Cameroun a donc appelé tous les acteurs à protéger les civils et à assurer la sécurité des travailleurs humanitaires afin qu’ils puissent apporter l’aide sans entrave.
Mme Baiocchi a réitéré enfin l’appel du Secrétaire général de l’ONU à un cessez-le-feu mondial. A noter qu’en pleine pandémie de Covid-19, les Nations Unies avaient appelé en mars à un cessez-le-feu dans ces deux régions du Cameroun afin de mieux combattre le virus.






























