Grâce à la bonne tenue des ventes de produits agricoles et de machines et équipements, les exportations françaises à destination du Cameroun se sont élevées à 268,3 millions d’euros au premier semestre 2019. Soit une hausse de 12,2 % par rapport aux six premiers mois de 2018. Sur un an, la hausse s’établit à 5,8 %.
Ce rebond, indique-ton, s’inscrit dans un contexte de raffermissement de la croissance camerounaise qui, selon les estimations du FMI, devrait atteindre 4,2 % en 2019, contre 4,0 % en 2018 et 3,5 % en 2017.
De meilleures perspectives
Les importations camerounaises de biens et services devraient connaitre une évolution moins dynamique (+0,3 %), ce qui indiquerait un renforcement des positions françaises après de nombreuses années de contraction des parts de marché.
Le secteur agricole en locomotive
Le rebond de ces exportations à destination du Cameroun est porté par l’augmentation des ventes de produits agricoles (+123,1 % à 29,5 millions d’euros), composés à 95 % de céréales destinées à la fabrication de farine. Les exportations de malt, principalement utilisé par l’entreprise SABC (filiale du groupe Castel) pour le brassage de la bière, progressent également de 18,0 % à 10,8 millions d’euros.
Embellie
Les ventes d’équipements mécaniques, de matériel électrique, électronique et informatique (73,7 millions d’euros) affichent elles aussi un fort dynamisme avec une hausse de 20,4 % par rapport au premier semestre 2018. L’ensemble des postes de cette catégorie affiche une hausse comprise entre 15 % et 40 %.
En revanche, la baisse quasi-continue des ventes de produits pharmaceutiques observée depuis 2014 se poursuit au premier semestre 2019 (-4,5 % par rapport au premier semestre 2018).
Avec 37,7 millions d’euros, ils restent néanmoins le premier poste d’exportations françaises vers le Cameroun, largement devant les céréales, légumineuses et oléagineux (28,4 millions d’euros). Parmi les baisses notables, on peut également relever celle des matériels de transport (-25,5 % à 9,7 millions d’euros) et des produits chimiques, parfums et cosmétiques (-13,7 % à 24,6 millions d’euros).




























