Le financement des projets d’infrastructures en Afrique centrale sera au cœur d’un conclave des partenaires techniques et financiers, le 19 mars 2020 à Brazzaville (République du Congo).
L’annonce a été récemment faite à Libreville, par le Secrétaire général adjoint de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale(CEEAC), chargé du département de l’intégration physique, économique et monétaire(DIPEM), Marie Thérèse Chantal Mfoula.
A ses côtés, on notait la présence d’Adalbert Nshimyumuremyi, économiste pays en chef, représentant le représentant résident de la Banque africaine de développement (BAD) au Gabon, ainsi qu’un parterre des membres du corps diplomatique accrédités au Gabon et des journalistes venus des différents organes de presse nationale et internationale.
A l’occasion, Marie Chantal Thérèse Mfoula a énoncé les projets qui seront présentés à cette occasion. Il s‘agit notamment du projet de construction du Pont Route – Rail sur le fleuve Congo entre Brazzaville et Kinshasa et le prolongement du chemin de fer entre Kinshasa et Ilebo ; du projet de construction et mise à niveau de la route Ouesso – Bangui – Ndjamena ; du projet de navigation sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha (aménagements fluviaux et portuaires sur le fleuve Congo).
Ces grands projets sont subdivisés en 12 sous projets d’infrastructures phares à réaliser entre 2020 et 2029. Il s’agit d’un programme de transports intégrateur et multimodal, tous issus du Programme prioritaire du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), adopté par les Chefs d’Etat en janvier 2004, ainsi que du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), adopté par la Conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine en 2012.
Pour le Secrétaire général adjoint de la CEEAC, ses projets qui ont fait l’objet d’études détaillées approfondies et qui ont atteint un certain degré de maturité sont porteurs et bancables. ils visent à connecter la région aux Communautés économiques limitrophes ; à interconnecter les capitales des Etats membres par des routes bitumées, à développer le transport multimodal pour faciliter l’accès des pays enclavés aux ports maritimes de la région, à renforcer les marchés régionaux, à stimuler le commerce intra-africain.
La création d’emplois, la mise en valeur les ressources naturelles et les richesses minières de la sous- région de l’Afrique centrale, la réduction de la pauvreté et des coûts de production et de transaction afin d’améliorer la compétitivité des pays d’Afrique centrale sur le marché régional et mondial, restent également de mise.
La table ronde de Brazzaville s’est fixée pour objectifs de : présenter ces grands projets d’infrastructures de transports qui ont fait l’objet d’études avancées aux Partenaires bilatéraux et multilatéraux pour solliciter leur financement ; mobiliser, au terme de l’évènement, 2.5 milliards d’euros pour les investissements prévus en première phase du programme (2020-2024), et 17,5 milliards d’euros pour la deuxième phase (2024-2030) dont le contenu sera plus affiné au cours de la première phase 2020-2024.
L’autre enjeu de cette rencontre porte sur les échanges et le développement d’une vision commune autour des enjeux, des défis, et des autres stratégies à mettre en place pour développer durablement ces projets.
Prenant la parole à son tour, le représentant de la BAD a qualifié de peu reluisant, le tableau sur la mise en œuvre de la Zone de libres échanges continentale africaine et régionale, puis sur le commerce intra-africain. « Non seulement cet espace géographique, Afrique centrale présente le plus faible réseau d’infrastructures du continent, mais c’est aussi l’Afrique centrale qui a le plus faible taux d’échanges commerciaux intracommunautaires, avec moins de 3%, contre en moyenne 10% pour les autres communautés économiques régionales…», a-t-il déclaré. Avant de souligner qu’il est grand temps d’agir pour accélérer l’intégration régionale en Afrique centrale et soutenir les efforts de diversification économique et de transformation structurelle entrepris par les pays. Il a enfin réitéré le soutien de la BAD à la CEEAC, et souhaité que d’autres partenaires appuient l’action de la CEEAC pour la réussite de la table ronde.





























