Un atelier technique d’auto-évaluation des Autorités nationales de règlement (ANR) pharmaceutique en zone CEMAC se tient dans ce cadre, du 17 au 20 février 2020 à Libreville.
Ouvert par le ministre de la Santé, Max Limoukou, cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au renforcement de capacité pour l’harmonisation des réglementations des médicaments des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Les experts aborderont également l’auto-évaluation des Autorités nationales de règlement (ANR) pharmaceutique dans ladite zone.
Cette rencontre fait suite à l’assistance technique que l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’institution a fourni à la Coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC), et aux ANR des Etats membre. Il a pour objectifs, d’identifier les points forts et les domaines à améliorer dans le système de réglementation et les fonctions réglementaires prioritaires pour les médicaments et les vaccins et constitue une opportunité de mise en œuvre du Programme pharmaceutique communautaire OCEAC.
Au niveau du Gabon, ce processus fait suite à l’appui que l’OMS a apporté au ministère de la Santé il y a quelques mois, avec l’élaboration de la nouvelle politique pharmaceutique nationale et le plan national d’approvisionnement en médicaments et autres produits de santé.
Selon Magaran Bagayoko, représentant de l’OMS au Gabon, «Le présent atelier évaluera les capacités actuelles des systèmes nationaux de réglementation pharmaceutique pour déterminer leur niveau de maturité selon l’outil mondiale OMS d’évaluation des ANR et identifiera des plans de développement institutionnel permettant de rehausser la performance de ces systèmes à un niveau garantissant la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits introduits au Gabon et dans la sous-région ».
Au niveau de la Banque mondiale, l’on indique que le marché des médicaments contrefaits est en nette croissance. Les faux médicaments constituent le commerce le plus lucratif de produits copiés illégalement. Selon Lombe Kasonds, le spécialiste santé chargé du projet« Aujourd’hui, environ 42% des médicaments considérés comme falsifiés ou contrefaits se retrouvent sur le continent africain.
Un rapport financé par l’Union européenne en 2018, indique par ailleurs que des dizaines de milliers de personnes en Afrique meurent chaque année des suites de la consommation de faux médicaments et de médicaments contrefaits.
Pour le ministre gabonais de la Santé, Max Limoukou ‘’le gouvernement a pris des mesures idoines afin de mettre sur le marché des médicaments et des dispositifs médicaux de bonne qualité. Ceci a été rendu possible grâce à l’appui de l’OMS et les autres partenaires au développement’’.
Cet atelier qui s’achève le 20 février prochain, permettra donc aux participants de revisiter les différentes fonctions de réglementation. Au terme de celui, ils devraient compléter tous les indicateurs pour les trois fonctions réglementaires assignées. Il s’agit notamment du système national de réglementation, l’autorisation de mise sur le marché et enfin de l’inspection. Ils pourront aussi formuler une série de recommandations pour combler les lacunes, élaborer un plan de développement institutionnel et faciliter la mise en œuvre de l’initiative régionale d’harmonisation de la réglementation.




























