Selon la direction des systèmes et moyens de paiement de la BEAC, le nombre de porte-monnaie électronique a légèrement évolué en Zone CEMAC.
Il est passé de 16 millions d’inscrits à la fin de l’année 2017 à 17,8 millions en décembre 2018. Le taux d’actifs, c’est-à-dire, les clients qui ont utilisé leur instrument de monnaie électronique au cours des 30 derniers jours est passé de 28% en 2017 à 38% en 2018.
Il est toutefois à noter que les acteurs n’ont pas de cible particulière pour leurs actions commerciales. Ils enregistrent les clients au gré des opportunités qui s’offrent à eux.
Il demeure toutefois difficile de définir avec exactitude la population véritablement concernée. Ce du fait que, d’une part, certains utilisateurs d’instruments (inscrits) de monnaie électronique détiennent, plusieurs porte-monnaie électroniques auprès de différentes banques.
Et que d’autre part, chez la plupart des opérateurs, des personnes non inscrites peuvent effectuer quelques transactions : réception des fonds, retrait, dépôts.
Pour les personnes exclues des services financiers, plus spécifiquement les personnes déplacées les bénéfices sont réels : plus de la moitié des opérateurs ont noué des partenariats avec des organisations humanitaires ou des caisses de sécurité sociale.
Les données fournies par les établissements autorisés à exercer l’activité d’émission de monnaie électronique ne permettent malheureusement pas d’effectuer une analyse genre (sexe) des utilisateurs.
Ce qui suppose que l’approche genre n’est pas pris en compte dans les différentes politiques commerciales.
L’analyse par âge montre quant à elle que, ce sont les jeunes actifs qui sont les plus nombreux parmi les utilisateurs des instruments de monnaie électronique.
Alexandre le-grand






























