En 2018, le compartiment obligataire a été uniquement animé par le Trésor public gabonais qui a mobilisé 739,7 milliards de FCFA, répartis entre 629,0 de Bons du Trésor assimilables (BTA) et 110,7 milliards de FCFA en Obligations du Trésor assimilables (OTA).
Autrement dit, bien que peu profond, le marché des titres publics émis par adjudication organisées par la BEAC reste de plus en plus actif avec l’accroissement de l’offre.
Le volume des émissions a augmenté de 87,6% pour s’établir à 1 648,8 milliards, à la faveur de 156 appels d’offres sur Bons et Obligations du Trésor assimilables. Dont 1 538,1 milliards de FCFA en Bons du Trésor assimilables (BTA) et 110,7 milliards de FCFA en Obligations du Trésor assimilables (OTA).
Le coût moyen des ressources a, dans l’ensemble, légèrement diminué. Sur les BTA, le taux d’intérêt moyen pondéré est ressorti à 4,73 % (contre 4,81 % en 2017), au-dessus du Taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) fixé à 3,50 %. Cependant sur le compartiment des OTA, le taux de rendement moyen s’est élevé à 4,91 % contre 4,51 % l’année antérieure.
Malgré sa progression, le marché des titres publics émis par adjudication reste peu profond avec principalement : la concentration des émissions autour des instruments de court terme, l’analyse par maturité révélant que les investisseurs ont une préférence pour les bons de 13 et 26 semaines ; à la suite de dix émissions.
Une année auparavant, deux émissions avaient été réalisées et les Trésors publics gabonais et tchadien avaient levé ensemble 34,8 milliards de FCFA.
Malgré tout, la faible liquidité du marché, bien qu’ayant connu une légère embellie en termes de volume et de valeur, le compartiment secondaire demeure relativement atone. Avec deux cent quatre transactions enregistrées au cours de la période contre quatre-vingt-quatre la période antérieure.
Alexandre Le-grand





























