En réponse à l’accumulation plus faible d’avoir extérieurs nets à la fin juin 2018, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) ont pris des mesures correctives.
Dans le cas de la BEAC, l’institution a relevé son taux directeur, tandis que la COBAC a renforcé l’application de la réglementation relative aux limites de positions ouvertes nettes de ses banques. Conformément aux assurances de juin 2018, la BEAC a présenté une nouvelle réglementation des changes pour adoption par le comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC). Elle a également rendu public, le nouveau cadre de politique monétaire pleinement opérationnel.
Les assurances actualisées présentent de nouvelles projections pour les avoirs extérieurs nets régionaux, la projection de fin 2018 ayant été révisée à la baisse, mais la projection de fin 2019 restent globalement inchangée.
Pour concrétiser ces projections la BEAC réitère son engagement à mettre en œuvre une politique monétaire suffisamment restrictive, tandis que les pays membres mettront en œuvre des politiques d’ajustement dans le contexte des programmes soutenus par le FMI.
À partir du premier semestre de 2019, les pays membres, les institutions régionales et les services du FMI tiendront des consultations semestrielles pour examiner la mise en œuvre de la stratégie régionale et, si nécessaire, identifier et adopter toute mesure corrective supplémentaire aux niveaux des politiques nationales et (ou) régionales afin de permettre la poursuite (ou l’approbation) du soutien financier du FMI dans le cadre des programmes appuyés par le FMI avec les membres de la CEMAC.
Ces assurances sont essentielles pour le succès du programme du Gabon, car elles contribueront à renforcer la viabilité extérieure de la région, et donc celle du Gabon. La BEAC continue également de mettre en œuvre les autres recommandations issues de l’évaluation des sauvegardes de 2017.
L’adoption intégrale des normes internationales d’information financière (IFRS) par la BEAC progresse globalement comme prévu, et des mesures sont prises pour accélérer l’adoption des révisions des instruments juridiques secondaires afin de les aligner sur la charte de la BEAC, en consultation avec les services du FMI.
Alexandre Le-grand





























