Au troisième trimestre 2018, les pressions inflationnistes dans la Cémac ont poursuivi leur tendance haussière entamée à la même période en 2017, tout en restant contenues sous la norme communautaire de 3,0 % en moyenne annuelle.
Ainsi, le taux d’inflation en moyenne annuelle est passé de +0,6 % à fin septembre 2017 à +1,5 % à la même période en 2018, après +1,4 % au 30 juin 2018. Par pays, la dynamique de l’indice des prix à la consommation des ménages, en moyenne annuelle, est demeuré contrastée. Le Gabon et le Tchad sont les seuls pays qui ont enregistré des taux d’inflation au-delà de la limite communautaire.
L’analyse par les contributions des différentes fonctions de consommation à l’inflation en glissement annuel indique pour l’essentiel que, sur la période sous revue, les composantes meubles, articles de ménage et entretien courant de la maison (+0,4 point) et transports (+0,4 point), santé (+0,3 point), logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles (°0,2 point) et restaurants et hôtels (+0,2 point) et produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+0,2 point) ont contribué à la hausse du niveau général des prix.
De leur côté, les fonctions de consommation boissons alcoolisées et tabac (-0,4 point) et articles d’habillement et chaussures (-0,1 point) ont ralenti la dynamique des prix entre septembre 2017 et septembre 2018.
A fin septembre 2018, les effets induits par les mesures d’élargissement de la base fiscale et d’accroissement des taxes prises par les gouvernements, en vue d’accroitre les ressources non pétrolières, ainsi que par l’indexation des prix des carburants à la pompe au Gabon ont continué de soutenir les pressions inflationnistes.
Cependant, le faible dynamisme de la consommation privée et l’offre croissante des produits alimentaires ont maintenu les prix à la baisse. Sur la base des données disponibles au terme du troisième trimestre 2018, l’évolution de l’inflation par pays se présente comme suit en moyenne annuelle : Cameroun (+ 0,9 %), République Centrafricaine (+1,7 %), Congo (+1,7 %), Gabon (+3,4 %), Guinée Equatoriale (+0,7 %) et Tchad (+3,0 %).
En moyenne annuelle, l’expansion des pressions inflationnistes a surtout été le fait du Tchad (+0,5 point), du Cameroun (+0,4 point) et du Gabon (+0,4 point), et dans une proportion moindre du Congo (+0,2 point), et de la République Centrafricaine (+0,1 point).
La Guinée Equatoriale a pour sa part été marquée par un apport nul au niveau de la sous-région. En glissement annuel, l’analyse du niveau général des prix dans la CEMAC, affiche un ralentissement des pressions inflationnistes avec un taux d’inflation de +1,3 % à fin septembre 2018, contre +1,0 % un an plus tôt.
Par pays elle se présente ainsi qu’il suit : Cameroun (+0,8 %), République Centrafricaine (-1,7 %), Congo (+6,7 %), Gabon (+5,0 %), Guinée Equatoriale (+2,2 %) et Tchad (+4,0 %). Par pays, l’analyse des contributions montre que l’évolution du niveau général des prix en glissement annuel dans la CEMAC a été alimentée par le Tchad (+0,6 point), le Gabon (+0,6 point), le Congo (+0,6 point), le Cameroun (+0,4 point), et dans une moindre mesure par la Guinée Equatoriale (+0,1 point).
Seule la République Centrafricaine a tempéré cette dynamique avec une contribution négative de 0,1 point. L’analyse du niveau général des prix dans la Cémac, en comparaison avec ses principaux partenaires fait ressortir des différentiels d’inflation globalement favorables.
Ainsi, en glissement annuel, les écarts d’inflation à fin septembre 2018 ressortent comme suit : France (-0,9 %), Etats-Unis (-1,0 %), Zone Euro (-0,8 %) et Nigeria (-9,8 %). En revanche, ce différentiel a relativement été défavorable vis-à-vis de l’UEMOA (+0,3 %).
L’inflation sous-jacente, mesurée par la variation de l’indice sous-jacent, a baissé en glissement annuel, pour se fixer à +0,4 % au 30 septembre 2018, contre +1,2 % à la même date en 2017, tandis qu’elle a crû en moyenne annuelle pour s’établir à +0,9 % en septembre 2018, contre +0,6 % un an plus tôt.






























