Le ministre d’État, ministre de la communication et de l’économie numérique, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou vient de procéder à l’inauguration de l’inauguration de 528 km de fibre optique, reliant les localités d’Oyan, Lambaréné et Meyokie, à la frontière avec le Cameroun.
C’est la deuxième phase du projet d’installation du réseau fibre optique CAB4+ , après celui inauguré le 6 avril 2018, à Bakoumba dans le Haut Ogooué, qui avait permis de réaliser 1100 km entre Libreville et Franceville jusqu’à Lekoko au niveau de la frontière du Congo. Laquelle avait été financé par la Banque mondiale à plus de 14 milliards de FCFA et construit par Korean Telecom. A l’occasion, le patron de l’économie numérique au Gabon a précisé que «c’est l’accomplissement d’un engagement du président de la République, Ali Bongo Ondimba, de doter notre pays d’une infrastructure numérique de rang mondial » a indiqué, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou.
Le secteur du numérique devenu un vivier pour le développement des compétences et de l’innovation.
Face aux besoins de connectivité croissants du pays, ce réseau du nord avec ces sept centres techniques permettra de simplifier l’interconnexion dans les localités traversées par la bande passante. Et surtout, il marque un pas en plus dans la réduction de la fracture numérique au niveau du pays. Faut-il le rappeler, devant l’essoufflement de sa rente pétrolière, le gouvernement gabonais, cherchant à diversifier son économie, a réussi à développer le secteur des nouvelles technologies en une dizaine d’années par une politique volontariste de promotion et d’investissements dans le secteur du numérique.
Le Gabon est aujourd’hui le 6ème pays africain le plus connecté au monde (le 1er en Afrique centrale) selon le dernier classement de l’indice de développement des TIC (2017), et le pays a divisé par 10, le coût de l’accès à internet tout en multipliant par 7 le nombre d’abonnés en une décennie.
En outre, le pays a investi massivement depuis 2012 dans la construction d’un réseau haut débit à fibre optique. Les infrastructures se sont mises en place progressivement notamment grâce au soutien des bailleurs. Le projet CAB 4, colonne vertébrale de l’ambition gabonaise, a été lancé en 2010 avec l’appui financier de la Banque Africaine de Développement et la Banque mondiale.
Un secteur non négligeable pour l’économie nationale
Le secteur du numérique est un levier de croissance important pour l’économie gabonaise (5% du PIB). En effet, le marché des télécommunications du Gabon est désormais caractérisé par la connexion des principaux centres urbains à la technologie 3G/4G. Le taux de pénétration d’Internet se situe autour de 115% (en majorité via des terminaux mobiles), tandis que le taux de pénétration du mobile est de 165%, soit presque 3 millions de lignes mobiles actives en 2019. Le chiffre d’affaires global du secteur atteint près de 250 Mds FCFA par an, pour une téléphonie mobile mensuelle de 35 000 FCFA.
L’exercice 2019 a été plutôt favorable au secteur : le nombre d’abonnés téléphonie mobile est en hausse de +2,1%, tandis que le nombre d’abonnements internet a augmenté de 6,7%, hausse portée par le développement d’offres concurrentielles sur l’internet mobile et par l’amélioration de la couverture réseau. Le parc des abonnements internet est partagé entre 4 opérateurs : Airtel Gabon (Internet mobile), Gabon Telecom (internet mobile, ADSL et fibre), GVA (fibre FTTH) et GBM (ADSL et fibre).



















