C’est décidément une nouvelle ère qui s’ouvre pour la gente féminine au Gabon. En effet, les autorités ne cessent de consolider le dispositif devant permettre la mise œuvre les droits de la femme. Dans ce cadre, elles viennent de lancer deux nouveaux outils pour renforcer la lutte contre les violences faites à l’égard de ces dernières. Il s’agit d’un numéro téléphonique d’urgence dédié aux victimes et une plateforme internet d’information et de sensibilisation.
Cette approche, indique-on, s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la République gabonaise, Ali Bongo, visant à réduire les inégalités de genre. Lequel engagement fait de la prévention et la lutte contre les violences conjugales, et plus généralement toutes les violences envers les femmes, constitue une priorité pour lui. Un engagement matérialisé en octobre dernier, par un travail d’intensification de la protection des droits des femmes par l’ensemble des institutions gabonaises.
Un numéro téléphonique gratuit, anonyme et confidentiel, le 1404
Il s’agit d’un numéro d’urgence national d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de toutes formes de violences, de leur entourage, des administrations, de la société civile et des professionnels impliqués dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Anonyme et gratuit, ce numéro sera accessible depuis un poste fixe ou mobile. Le service d’écoute téléphonique et d’orientation est joignable 7/7j, 24/24h, sur le Grand Libreville. Une équipe de téléconseillers a été formée pour assurer une écoute bienveillante en instaurant un climat de confiance qui permet à l’appelant (femme victime ou tiers) de parler de la situation et de lui prodiguer des conseils adaptés.
Une plateforme internet d’information, www.gabon-egalite.com, appuyée par des comptes réseaux sociaux dédiés
Complémentaire au 1404, ceux-ci ont vocation à informer et sensibiliser à travers la mise à disposition de contenus de sensibilisation traitant de l’égalité femmes-hommes et des violences physiques, sexuelles ou morales. Occasion pour le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda de se féliciter de la mise en œuvre de ce nouvel arsenal.
« Je me félicite de la mise en service, aujourd’hui, du numéro vert gratuit 1404. Il s’agit là d’une avancée concrète dans la mise en œuvre des recommandations issues du rapport sur la Stratégie de Promotion des Droits de la Femme et de Réduction des Inégalités Femmes/Hommes.», déclare-t-elle.
Pour sa part, la ministre des Affaires Sociales et des Droits de la Femme, Prisca Koho épse. Nlend a indiqué que, « Le 1404 a vocation à aider, soutenir et accompagner toutes les victimes de violences. L’objectif de ces espaces de parole est de permettre aux citoyens d’agir grâce à une information appropriée sur les démarches à suivre et sur le rôle des intervenants de prise en charge. L’État doit assurer la protection de ses citoyennes contre toutes les formes de violences qui les menacent. Ces violences ont des conséquences bien réelles, au-delà de la sphère personnelle, familiale. Elles impactent le développement de notre pays tout entier. La nation doit être solidaire, c’est notre rôle à tous de veiller à la sécurité des femmes qui nous entourent ».
Il en est de même pour sa collègue de la Justice, Garde des Sceaux, et chargé des Droits de l’Homme, Erlyne Antonela Ndembet-Damas qui soutient que, « Le numéro d’urgence 1404 et la plateforme d’information en ligne Gabon Egalité renforcent l’efficacité des réformes législatives en discussion actuellement au Parlement. Ces outils pédagogiques seront indispensables au quotidien pour faire connaître les droits et devoirs et permettre l’appropriation du travail d’actualisation des instruments de notre corpus juridique en faveur d’une meilleure protection des femmes et d’une plus grande égalité femmes-hommes dans notre pays ».
Autrement dit, « la mise en place de ces nouveaux outils constituait une des recommandations phares de la stratégie de promotion des droits des femmes et de réduction des inégalités hommes-femmes au Gabon présentée au Chef de l’Etat en septembre 2020. Pour rappel, cette stratégie contient 33 mesures ambitieuses pour mieux protéger les femmes gabonaises contre les pratiques discriminatoires et leur permettre de participer pleinement à la vie économique, sociale et politique du pays ».



















