Selon la Banque africaine de développement (BAD), la croissance de l’Afrique de l’Est dépasse de près de 7%, celle des autres régions du continent.
En Afrique de l’Est, la création d’emplois et la montée en puissance de l’industrie manufacturière resteront des domaines prioritaires pour la croissance. C’est ce qu’indique la Banque africaine de développement dans ses Rapports sur les perspectives économiques régionales 2019.
Selon l’institution financière panafricaine, la croissance économique en Afrique de l’Est dépasse de près de 7% celle des autres régions du continent, tandis que les perspectives générales pour le reste de l’Afrique sont prudentes mais positives. La création d’emplois et la montée en puissance du secteur manufacturier continueront d’être des domaines prioritaires pour la croissance et l’emploi sur tout le continent, ont noté les rapports régionaux de la Banque africaine de développement.
En effet, la Banque a publié la semaine dernière, quatre de ses cinq rapports sur les perspectives économiques régionales à Abuja, Yaoundé, Nairobi et Pretoria, avec des prévisions spécifiques pour l’Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est et du Sud. Ces rapports font suite au lancement en janvier 2019, des Perspectives économiques en Afrique, qui offrent une perspective plus large, à l’échelle du continent.
Afrique de l’Est
Cette région du continent arrive en tête, avec une croissance du PIB estimée à 5,7% en 2018, suivie de l’Afrique du Nord à 4,9%, de l’Afrique de l’Ouest à 3,3%, de l’Afrique centrale à 2,2% et de l’Afrique australe à 1,2%.
Cette croissance économique restera stable à 5,9% en 2019, ce qui en fera, une destination d’investissement et de fabrication prometteuse. Au sein de la région, l’Éthiopie est à la tête de la croissance économique la plus rapide avec une croissance prévue de 8,2% en 2019, tandis que le Rwanda (7,8%); Tanzanie (6,6%); Le Kenya (6%), Djibouti (5,9%) et l’Ouganda (5,3%) suivent.
Afrique centrale
La croissance en Afrique centrale se redresse progressivement, mais reste inférieure à la moyenne pour l’ensemble de l’Afrique. Il est soutenu par la reprise des prix des produits de base et par la production agricole accrue. La région est l’une des moins intégrées du continent, avec un potentiel de réformes et des liens plus étroits, a déclaré le rapport régional pour l’Afrique centrale.
Afrique de l’Ouest
Les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique de l’Ouest invitent la région à explorer des moyens novateurs d’accroître les recettes grâce à des réformes qui améliorent la perception des impôts, minimisent l’évasion fiscale et limitent les flux financiers illicites.
Entre 2014 et 2017, la croissance du PIB de l’Afrique de l’Ouest a été inférieure à celle de l’ensemble de l’Afrique, même si elle a été plus rapide qu’en Afrique centrale et australe. Les pays qui ont freiné la tendance à la baisse, tels que la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal, continuent à offrir des exemples positifs de reprise économique dans un environnement économique sobre.
Afrique australe
La croissance en Afrique australe devrait rester modérée en 2019 et 2020 après une reprise modeste en 2017 et 2018. La croissance modérée de l’Afrique australe est principalement due à la stagnation économique de l’Afrique du Sud, la plus grande économie régionale, qui a un effet d’entraînement sur les pays voisins.
En clair, toutes les régions font face à des risques similaires pour leurs perspectives économiques en 2019-2020, notamment l’augmentation de la dette, la fragilité, la croissance démographique et le changement climatique.
Création d’emplois, intégration régionale, domaines d’action prioritaires
D’Est en Ouest, du Nord au Sud et en Afrique centrale, l’emploi reste une préoccupation majeure et des efforts concertés doivent être déployés pour suivre le rythme de la croissance, ont indiqué les rapports. Le rapport phare sur les perspectives économiques en Afrique montre que l’industrialisation est la clé de l’énigme de l’emploi sur le continent.
L’intégration régionale, thème privilégié du rapport de cette année, est considérée comme une passerelle essentielle pour la croissance économique de l’Afrique, une Afrique sans frontières étant le fondement d’un marché continental concurrentiel.
Le rapport décrit cinq mesures de politique commerciale susceptibles de porter les gains totaux de l’Afrique à 4,5% de son PIB, soit 134 milliards de dollars par an. Le premier consiste à éliminer tous les droits de douane bilatéraux appliqués en Afrique.
Deuxièmement, maintenir les règles d’origine simples, flexibles et transparentes. Troisièmement, supprimer tous les obstacles non tarifaires au commerce des biens et des services sur la base du principe de la nation la plus favorisée. Quatrièmement, l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce est mis en œuvre pour réduire le temps nécessaire au franchissement des frontières et les coûts de transaction liés aux mesures non tarifaires.
Enfin, cinquièmement, nous négocions avec d’autres pays en développement afin de réduire de moitié leurs droits de douane et leurs obstacles non tarifaires sur la base de la nation la plus favorisée.
La Rédaction






























