Le financement de l’éducation du Gabon observerait plusieurs disparités. Selon un récent rapport de la Banque mondiale, les dépenses publiques d’éducation ne profiteraient aux enfants de familles pauvres qu’au niveau de l’école primaire. Toutes les groupes de richesse étant représentées dans l’enseignement primaire.
En revanche, seulement 9 % des élèves du premier cycle de l’enseignement secondaire (6ème à 3ème) sont issus du quintile le plus pauvre, tandis que 28 % d’entre eux sont issus du quintile le plus riche.
Dans le secondaire supérieur (seconde à terminale), la distribution devient très inégale avec 41 % des étudiants provenant du quintile le plus riche et seulement 5 % du quintile le plus pauvre, illustrant des dépenses publiques régressives.
Bien que les inscriptions par quintile ne soient pas disponibles pour l’éducation préscolaire, le fait qu’elles relèvent essentiellement du privé et se situent en zone urbaine suggère que les enfants des ménages pauvres et des zones rurales sont peu représentés.
En outre, ce sont les étudiants des trois quintiles supérieurs qui accèdent le plus à l’enseignement supérieur, dont plus de 55 % des inscriptions sont issus de ménages les plus riches. Ce qui met en évidence, les inégalités extrêmes en matière d’éducation et les niveaux élevés de dépenses régressives à ce niveau.



















