Comme partout ailleurs à travers le monde, le processus électoral au Gabon n’est pas un long fleuve tranquille. A la veille des consultations électorales prévues le 26 août prochain, le débat sur le sujet anime les chaumières et suscite des interprétations diverses et parfois subjectives.
Pour éclairer la lanterne, le ministre d’Etat, en charge de l’Intérieur, Lambert-Noël MATHA s’est exprimé sur le sujet, à la faveur d’une conférence de presse, le 28 juillet dernier à Libreville. Selon membre du gouvernement, le ministère de l‘intérieur a pour missions, l’élaboration des listes électorales et l’achat du matériel électoral (urnes et isoloirs. Tandis que le Centre gabonais des élections (CGE) a, en charge, la publication du calendrier électoral contenant la date de dépôt des candidatures et la date limite, la date de publication des candidatures, du scrutin et la gestion des contentieux électoraux.
Raison pour laquelle, « Pour les prochaines consultations, et pour des raisons de fluidité dans l’organisation des scrutins, le CGE a acté la suppression des enveloppes accolées, la suppression de l’authentification sur les bulletins par les candidats et la réduction du nombre de représentants des candidats dans les bureaux de vote, soit deux représentants par candidat dans le respect de la parité », a indiqué MATHA.
Quid des enveloppes accolées ?
S’agissant particulièrement des enveloppes accolées, un sujet qui a défrayé une forte chronique, Lambert-Noël MATHA rappelle que l’initiative avait été initiée en 2006, avant la mise en place de la biométrie. Et que de ce fait, « l’enveloppe accolée présente un côté pour le bulletin choisi et un autre pour le bulletin rejeté. Ces bulletins doivent être dépouillés à l’issue du vote et en nombre exact. Un exercice délicat et périlleux qui pourrait entrainer l’annulation d’un vote en cas d’égarement d’un seul bulletin au moment du décompte. Et vu le nombre de candidats (dont 19 pour la présidentielle), cela allongerait les délais de dépouillement. D’où l’adoption de l’enveloppe unique estampée CGE », a-t-il défendu.
Avant d’ajouter qu’: « Un candidat, selon le code électoral, a droit à 600 bulletins, la signature d’un tel nombre est laborieuse et rallonge les délais. Et vu le nombre de scrutin et le nombre de candidats, le processus sera retardé ».
Le CGE est épaulé par plusieurs départements ministériels
Selon le ministre d’Etat, le CGE dans le cadre de ses missions est épaulé par plusieurs département ministériels qui n’ont qu’un rôle consultatif en fonction de leur implication dans le processus électoral. Il s’agit notamment des ministères de l’Intérieur qui a une maîtrise de la cartographie administrative et territoriale du pays, de la Défense pour assurer l’ordre et la sécurité, l’Education nationale qui met à disposition les écoles pour abriter les centres et bureaux de vote, le budget pour les questions de paiement, les Affaires étrangères pour les commissions électorales consulaires, et le ministère des Relations avec les Institutions constitutionnelles.



















