Après quatre ans de mission, le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI), Marcos Poplawski Ribeiro est arrivé en fin de séjour en terre gabonaise. Dans le cadre des préparatifs de son départ, il a eu une séance de travail avec le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, ce 15 septembre 2021.
A l’occasion des échanges, les deux personnalités ont dressé l’état des lieux des relations entre le Gabon et l’Institution Bretton Woods. Selon des sources de la Primature, « les sujets d’intérêt commun, notamment sur les développements de l’économie gabonaise », ont été évoqués.
Dans ce droit fil, le diplomate de Bretton Woods a salué le travail du gouvernement dans la planification et la gestion des projets en cours de réalisation (en dépit du contexte sanitaire actuel). Avant de réaffirmer « la collaboration entre le Gabon et le Fonds Monétaire International est toujours autant au beau fixe », et « l’engagement ainsi que la disponibilité » du FMI auprès du Gabon.
Loin de s’arrêter là, Marcos Poplawski Ribeiro a également mis en relief, les réformes engagées par l’Etat gabonais, en termes de gestion des finances publiques, de transparence et de gouvernance qui ont été réalisés.
Marcos Poplawski Ribeiro a enfin remercié les autorités gabonaises pour leur hospitalité, avant d’indiqué qu’il se rend bientôt à Washington, afin de travailler avec la Tanzanie.
En termes de conseils, Marcos Poplawski Ribeiro a indiqué sa disponibilité à appuyer les autorités dans la mise en œuvre de leur programme. Il a cependant déclaré qu’il est crucial qu’un accent soit mis sur le maintien de la stabilité macroéconomique, « Cela, en évitant les tensions inflationnistes préjudiciables aux populations vulnérables tout en maintenant la viabilité budgétaire ».
Il est à noter que le Gabon est membre du FMI depuis le 10 septembre 1963. La contribution de l’institution dans le financement de l’économie du pays est très importante.
Elle a été particulièrement remarquable ces dernières années avec les appuis financiers dans la lutte contre la pandémie du Covid et des chocs des termes de l’échange. Cela, avec plusieurs décaissements, dont celui de 108 millions de DTS (environ 147 millions de dollars) à tirer au titre de l’Instrument de financement rapide (IFR) an avril 2020. A cela s’ajouté également celui paiements résultant de la pandémie de COVID-19 et des chocs des termes de l’échange.
Uns second décaissement a eu lieu en juillet 2020. Il était de 108 millions de DTS (environ 152,61 millions de dollars), toujours, au titre de l’Instrument de financement rapide (IFR). Il visait également aider le pays à répondre à ses besoins urgents de balance des paiements.
Durant ses fonctions, le Gabon a également eu droit au financement de deux programmes par le FMI. Le premier de trois ans, a été paraphé en juin 2017 dans le cadre de la facilité élargie de financement (EFF).
Il s’agissait d’un montant de 464,4 millions de DTS (environ 642 millions de dollars), soit 215 % de la quote-part du Gabon. Il était destiné à l’appui du programme de redressement à moyen terme de l’économie suite à la chute des cours des matières premières de 2014.
Quant au second, intervenu en juillet 2021, il concernait aussi un accord triennal toujours dans le cadre de la facilité élargie de financement (EFF). Il s’élève à 388,8 millions de DTS (environ 553,2 millions de dollars), soit 180 pour cent des quota.
Il vise à aider le pays à traverser la crise de la pandémie de Covid-19 et soutenir la mise en œuvre de la stratégie de relance économique 2021-2023 des autorités.



















