La Semaine internationale de l’investisseur CEMAC se tient du 12 au 15 octobre 2021, à Douala au Cameroun, en format hybride. Elle sera jalonnée des activités d’information, de formation, de promotion. Elle aura pour thème : « L’éducation boursière et la protection de l’investisseur à l’ère de la digitalisation des instruments financiers et de la gestion collective ». Soit une reprise pour la sous-région, Afrique centrale, des éléments de langage du thème mondial : « L’éducation boursière et la protection de l’investisseur à l’ère de la digitalisation des instruments financiers et de la gestion collective ».
Selon le comité d’organisation, la SIIC 21 sera précédée le 11 octobre, d’un atelier régional relatif à la production d’un guide des obligations vertes, sociales et durables en Afrique centrale, co-organisé par la Cosumaf et la Banque mondiale.
Pour rappel, la Semaine internationale de l’investisseur édition 2021 est une initiative lancée depuis cinq ans par l’Organisation internationale des commissions de valeurs (l’OICV), en charge de la normalisation du secteur des marchés financiers au niveau mondial.
Cet événement que la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (CosumaF), en sa qualité de membre de l’OICV, organise pour la première fois dans sa juridiction des six Etats de la CEMAC, est à sa quatrième édition cette année.
N’ayant pu se tenir en 2020 en raison des restrictions sévères liées à la crise sanitaire de la Covid-19, elle constitue l’occasion, cette année de valoriser les diverses initiatives et de rappeler quelques réflexes aux investisseurs.
L’objectif étant de donner au public les clés de compréhension des concepts financiers, mieux l’informer pour mieux le protéger. La tenue de cet événement, indique – t-on du côté de la Cosumaf, constitue « le lieu de féliciter l’effort de construction d’une éducation boursière et la promotion de la culture financière et boursière en faveur du grand public et des investisseurs institutionnels afin d’accroître leur protection face à l’offre des produits et services du marché ».
La thématique retenue pour la Semaine Internationale de l’Investisseur CEMAC, qui s’inspire des lignes directrices retenues par l’OICV cette année, porte sur « l’éducation boursière et la protection de l’investisseur à l’ère de la digitalisation des instruments financiers ».
Elle s’inscrit dans la dynamique d’une plus forte mobilisation de l’épargne domestique en zone CEMAC ainsi que la sensibilisation de l’investisseur averti ou potentiel, à l’aube d’une actualité brûlante marquée par l’irruption de nouveaux instruments financiers sur notre marché.
Selon la Cosumaf, ces nouveaux instruments financiers, lorsqu’ils sont régulés et encadrés, permettent de recevoir les fonds des investisseurs, dans des véhicules d’investissement encadrés et supervisés par le régulateur, tel est le cas d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et de manière générale, de la gestion collective.
L’on indique également que d’autres instruments financiers, tirant profit de l’appétence du marché pour des placements réglementés, se sont greffés à des nouveaux produits financiers, non régulés comportant des risques élevés contre des promesses de haut rendement.
Ils sont présentés sous la forme de produits à forte proportion de digitalisation tels que le crowdfunding ou les cryptoactifs, que le régulateur s’attèle à réglementer.
En outre, souligne-t-on, la Semaine Internationale de l’Investisseur de la CEMAC 2021 est une palette d’activités et d’ateliers d’information, de formation et de promotion. Elle est destinée aux investisseurs et au grand public en partenariat avec la Bourse de valeurs mobilières de l’Afrique centrale et les intermédiaires agréés par la Cosumaf.
« Il s’agit d’une occasion annuelle et unique pour vous inviter à une immersion totale, à 360° au cœur de l’écosystème du marché financier de la zone CEMAC, en vue d’y participer pour en faire, comme la tendance le confirme, un moyen de choix d’investissement pour le financement et de développement des économies de nos pays », précise également la Cosumaf.
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