Cet appui s’inscrit dans le cadre des priorités fixées dans la stratégie de la Banque mondiale pour l’Afrique, qui fait également de l’intégration régionale et de la recherche des axes d’action prioritaires en vue de maximiser l’impact du développement dans ses pays clients.
Au 18 juin 2020, le soutien de la Banque mondiale en faveur des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale sur l’exercice en cours avait totalisé 8,1 milliards de dollars de
financements répartis sur 72 opérations. Le portefeuille actuel de la Banque (BIRD/IDA) dans la région est constitué de 350 projets en cours d’une valeur totale de 38,1 milliards de dollars. Plus de 260 millions de dollars ont déjà été alloués aux interventions d’urgence contre la pandémie de COVID-19, auxquels s’ajoutent 4,8 milliards de dollars destinés à des opérations en préparation pour le reste de l’exercice 2020 et l’exercice 2021.
Les domaines clés de l’engagement à long terme de la Banque mondiale en Afrique sont les suivants : renforcement du capital humain et autonomisation des femmes, développement de l’économie numérique, promotion de l’intégration régionale notamment dans les régions de la Corne de l’Afrique et des Grands Lacs, élargissement de l’accès aux énergies renouvelables à un coût abordable, renforcement de la résilience face au changement climatique, et mobilisation de toutes les sources de financement au service du développement.
Intégration régionale
Le Groupe de la Banque mondiale renforce son appui en faveur de l’intégration régionale afin de répondre aux grandes priorités du continent africain. Les domaines prioritaires de ses activités en Afrique de l’Ouest et centrale sont les réseaux d’infrastructures, la diversification économique, la facilitation du commerce et des transports, le financement, le développement du capital humain, la résilience et la lutte contre les fragilités, en particulier dans les régions du lac Tchad et du Sahel.
Voici un aperçu des principaux programmes régionaux menés en Afrique de l’Ouest et centrale :
Le projet de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE) vise à renforcer les systèmes de santé et la collaboration entre pays pour mieux détecter et contrôler les épidémies de maladies contagieuses. Le projet a contribué pour beaucoup à maîtriser l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et aide actuellement à enrayer la propagation du coronavirus dans cette région.
Le projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEDD) a pour objet d’élargir l’accès des femmes et des adolescentes à une éducation de qualité et aux services de santé reproductive, maternelle et infantile. Le Groupe de la Banque mondiale a récemment approuvé un quatrième financement supplémentaire pour intensifier les activités en cours au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Mali et en Mauritanie et de les étendre à deux nouveaux pays : le Cameroun et la Guinée.
Le système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA) est un mécanisme de coopération entre 13 pays et 27 compagnies nationales d’électricité qui vise à intégrer le marché régional de l’électricité pour élargir l’accès à l’électricité et réduire les coûts. Le coût de raccordement au réseau électrique en Afrique de l’Ouest figure parmi les plus élevés du monde (0,25 dollar par kilowattheure, soit plus du double de la moyenne mondiale), et il y a jusqu’à 80 heures de coupures de courant par mois. Depuis 2005, la Banque mondiale et d’autres partenaires de développement accompagnent cette initiative avec l’objectif d’améliorer l’interconnexion physique et l’intégration des réseaux électriques.
Recherche et analyse
Les connaissances sont essentielles pour permettre aux gouvernements d’améliorer les politiques et les institutions, et partant, l’efficacité de l’aide. Les rapports régionaux les plus récents produits par la Banque sont présentés ci-dessous, tandis que les travaux d’analyse nationaux sont publiés sur les sites web des pays concernés. Ces études, conjuguées à des analyses sectorielles robustes, servent de socle à des discussions de fond et des prises de décisions informées sur des aspects clés du développement.



















