A la faveur d’une Conférence de presse ce 28 février 2023, le ministre du Commerce, par ailleurs, Porte-parole du gouvernement, Yves Fernand Manfoumbi a édifié les médias sur les enjeux de cette évènement. En effet, a-t-il indiqué d’entrée de jeu, la tenue de ce Sommet décidée lors de la COP27 en novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Egypte, revêt une importance capitale pour l’action climatique et la préservation de la biodiversité.
Selon lui, « il s’agit d’un moment crucial pour l’action climatique et la préservation de la biodiversité. Car, bien que la région soit celle qui contribue le moins aux émissions mondiales de Carbone, les pays d’Afrique subsaharienne sont touchés de manière disproportionnée par le changement climatique. Du Sahel à la Corne de l’Afrique, en passant par le sud du continent, toutes ces zones subissent les effets dévastateurs des changements de température à évolution lente et de l’augmentation des risques naturels », a-t-il indiqué.
Côté cour, cette rencontre réunira plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement, des dirigeants d’organisations internationales, d’institutions financières, des représentants du secteur privé, des ONG internationales et la société civile.
Côté jardin, elle sera principalement l’occasion de mettre en exergue le rôle primordial des forêts tropicales dans la préservation de la biodiversité. Il sera également une opportunité pour faire progresser et renouveler l’ambition collective de la communauté internationale sur la préservation et la gestion durable des forêts, de faire avancer l’action climatique et de promouvoir la solidarité Nord-Sud, essentielle à la préservation de ces réserves vitales.
En mettant un accent particulier sur les forêts du Bassin du Congo Ogooué, ces assises visent à parvenir à de nouveaux engagements et à des avancées concrètes en vue de conjuguer préservation et exploitation des forêts, a renseigné le Porte-parole du gouvernement.
Par ailleurs, a-t-il souligné, “le choix du Gabon pour abriter cet événement a été motivé par le fait qu’il soit le pays le plus carbone positif au monde, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. Au cœur du Bassin du Congo Ogooué, les forêts gabonaises ont en effet une capacité de captation de gaz carbonique considérable”.
Pour rappel, avec 88% de couvert forestier, “le Gabon est précurseur dans la protection de ses ressources naturelles en s’engageant volontairement à protéger un tiers de ses espaces naturels, terrestres et marins. En l’occurrence, la forêt du Gabon séquestre en moyenne 100 millions de tonnes de carbone par an. Ce n’est donc pas par hasard que Libreville et Paris affirment leur volonté commune de s’engager au profit de cette noble cause, en raison des services naturels inestimables rendus aux populations locales et en terme de régulation du climat à l’échelle de la planète”.
Au regard de ce potentiel dont regorge le pays, sous le leadership de son président, d’importants efforts sont menés en matière de préservation de l’environnement et de protection de la biodiversité. Il faut le dire, la rencontre de Libreville permettra également à la communauté scientifique nationale et internationale, de renforcer ses connaissances et ainsi promouvoir une coopération scientifique sur les écosystèmes forestiers, en vue de la création d’industries de chaînes de valeur durables, de promouvoir des chaînes de production intégrées et génératrices de richesses.
“Ce sommet constitue une opportunité exceptionnelle de faire progresser et renouveler une ambition collective concernant la préservation et la gestion durable des forêts, qui sont essentielles pour relever les défis mondiaux interdépendants, au premier rang desquels figurent le changement climatique et la perte de la biodiversité. En outre, la promotion d’une solidarité Nord-Sud s’avère déterminante pour la protection de ces réserves vitales”, a déclaré Yves Fernand Manfoumbi. Avant de conclure qu’il s’agira enfin, pour les acteurs de la finance verte, d’accroître les sources de financement innovants, notamment en explorant les solutions de conservation de la biodiversité fondées sur le marché.
Pour rappel, le Gabon a abrité du 29 août au 1er septembre 2022, la Semaine Africaine du Climat, au cours de laquelle des représentants de Gouvernement, de villes, du secteur privé, des Institutions financières et de la société civile, ont échangé sur des solutions pour une action climatique continentale d’une part, ainsi que sur les moyens de lutter contre les inégalités sociales et d’investir dans le développement, d’autre part.


















