La présente crise qui affecte le secteur de l’éducation nationale est révélatrice de l’impérieuse nécessité des réformes structurelles et stratégiques au sein de ce secteur. Elle ne devrait cependant pas occulter les multiples réformes initiées pour remettre le secteur d’aplomb. Effectivement, il faut en finir avec l’éternel saupoudrage qui, par la force des choses, a fini par être érigé en norme.
Conscient de cet énorme enjeu qui consiste à pallier la cohorte des manquements qui plombent le secteur éducatif gabonais, une attention particulière lui est dorénavant accordée. Depuis l’avènement de la transition en 2023, la donne a en effet observé une certaine évolution, entrainant avec elle, une évidente démarcation des lignes. Les nouvelles autorités de Libreville ont initié plusieurs actions pour arrimer le secteur aux standards de l’heure, avec comme objectifs stratégiques, l’amélioration de l’accès, de la qualité et des conditions d’apprentissage y compris la révision des curricula. Résultats des courses, le constat est nettement appréciable malgré l’océan de maux.
En effet, l’amélioration des conditions d’apprentissage a subi un saut qualitatif et quantitatif. Son répertoire affiche la construction et rénovation de 196 salles de classe sur l’ensemble du territoire national. L’objectif étant de réduire la surcharge des effectifs et améliorer l’environnement scolaire. A cela, s’ajoutent le rétablissement des bourses dans les lycées et collèges, et la facilitation de la scolarisation et le maintien des élèves issus de familles modestes.
Le Gabon a également hérité de la transition, la réfection de grandes universités nationales, à savoir, l’Université Omar Bongo (UOB), Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), la Centre universitaire des sciences de la Santé (CUSS) et la réhabilitation et extension de lycées et collèges publics (Lycée Paul Marie Yembit, CES Les Lauriers de Moanda, Lycée de l’État de l’Estuaire, etc.), pour ne citer que ces quelques cas, dans une liste loin d’être exhaustive.
Le secteur de la formation professionnelle n’a pas été en reste dans cette restructuration du secteur éducatif gabonais. L’on peut, entre autres, citer le renforcement de la formation technique et professionnelle, l’achèvement et la réhabilitation de lycées techniques et agricoles ; le Lycée Technique de Gamba ; la Lycée Agricole de Lebamba, la réhabilitation de plusieurs lycées techniques sur le territoire et la réhabilitation de l’Institut pédagogique national, en vue de renforcer la formation des enseignants.
En matière d’orientation stratégique de la formation, le gouvernement affiche une volonté affirmée de réorienter les formations vers les secteurs porteurs (agriculture, bois, numérique, industrie), afin de corriger l’inadéquation formation–emploi. La priorisation annoncée de l’octroi des bourses vers les filières stratégiques et techniques, au détriment des filières surreprésentées en est une évidente illustration.
Des actions de réhabilitation et de construction des infrastructures éducatives ont également été posées. Cela, avec notamment la construction de plusieurs nouveaux établissements à l’instar du ycée de l’excellence et internat du CTRI (Akanda), la Lycée du 2ᵉ arrondissement de Libreville, l’École publique de Bikélé Ziwack et la reconstruction de l’École publique de Lalala.
A défaut de construire ou de reconstruire, compte tenu du contexte économique, le gouvernement a opté sur la réhabilitation. Plusieurs internats, de bâtiments administratifs scolaires et universitaires, et extension de complexes scolaires existants (ex : transformation de l’école CIM-Gabon en complexe scolaire) ont reçu une cure de jouvence. Plusieurs infrastructures universitaires et scolaires dans plusieurs provinces ont également bénéficié de cette brise porteuse de renouveau.
Faut-il le rappeler, toutes ces actions traduisent une approche intégrée. Laquelle trouve son socle sur quatre principes fondamentaux : l’accès de tous à l’éducation et à la formation ; la qualité des infrastructures ; la pertinence avec l’alignement de la formation sur les besoins économiques.et enfin l’équité sociale avec la reprise de l’octroi des bourses scolaires et investissements dans les zones sous-équipées. Et pour accompagner les enseignants, le gouvernement a débloqué 13 milliards de FCFA pour le paiement des vacations dues notamment aux agents publics (ex. enseignants, missions, indemnités liées aux services rendus hors contrat permanent).




















