L’emploi des Gabonais est l’un des chevaux de bataille d’Ali Bongo Ondimba. Les indicateurs de ce secteur, sans toutefois afficher une côte d’alerte ( le taux de personnes sans emploi s’établit aujourd’hui à 22 %, d’après l’Organisation internationale du travail ), nécessitent qu’on s’y attarde tout de même.
Ali Bongo en est conscient. Car, la tâche est loin d’être une sinécure. Par conséquent, »il n’y a aucune raison selon lui, de baisser la garde », reconnait-il. Pour juguler cette crise de l’emploi, plusieurs mesures ont été prises. L’objectif de réduction du chômage de masse a même été érigé au rang de ses priorités. A preuve, au mois d’août 2022, à la suite plusieurs autres initiatives, il a de nouveau instruit le gouvernement de mettre en place un dispositif visant à la création de 100 000 emplois d’autoentrepreneurs.
Il ne saurait donc nullement être fortuit, et encore moins hasardeux de constater que le chef de l’Etat, puisse consacrer une étape de sa campagne électorale sur le thème de « la bataille de l’insertion sociale et professionnelle ». C’est le thème qui servi de fil d’Ariane pour les étapes du Moyen-Ogooué à Port -Gentil et de l’Ogooué-Maritime à Lambaréné, le 13 août dernier. Pour faire face à cette crise, Ali Bongo a dit savoir compter sur le soutien de toutes le forces vives, le secteur privé comme le secteur public.
« A Lambaréné comme à Port-Gentil, le chef de l’Etat s’est adressé à la population, venue très nombreuse l’écouter décliner son projet, le « Pacte social et républicain ». « Quel que soit l’âge, quel que soit le niveau d’étude, quel que soit le genre, chaque Gabonaise et chaque Gabonais doit avoir un travail. Le travail, c’est la condition d’une vie digne. Et chacun a droit à cette dignité », a-t-il martelé, avec énergie et conviction.
Occasion pour lui également de mettre en exergue, les nombreuses réalisations effectuées en ce domaine ces dernières années (création de la Zone industrielle d’Ikolo en juin 2021). Avant de détailler les propositions fortes et précises contenues dans son ‘’Pacte social et républicain’’ pour favoriser l’insertion.
Avec ce nouvel instrument, le chef de l’Etat s’engage ainsi à créer plus de 8.000 contrats d’apprentissage ; à proposer plus de 30.000 contrats d’insertion emplois, dont 5.000 les 100 premiers jours ; à accompagner 30 % des Gabonais économiquement Faibles (GEF) dans un programme de réinsertion ; à augmenter la dotation du programme de microcrédit à taux préférentiel au-delà de 9 milliards de FCFA ; ou encore à faciliter les départs à la retraite à 65 ans. « Ces propositions ambitieuses, je les transformerai en réalisations concrètes », a assuré à Lambaréné le chef de l’Etat sortant. « Car », a-t-il ajouté, « nous pouvons faire mieux. Nous devons faire mieux ».
Sur cette lancée, Ali Bongo a réitéré que « Pour nombre de citoyens et notamment les plus jeunes, la bataille de l’insertion et de l’emploi est une priorité. Nous devons aller au combat pour elles, pour eux, pour tous. ». La rengaine est restée la même à Port-Gentil, « ville des forces vives », où il a particulièrement insisté sur la coopération entre les secteurs public et privé, dont la capitale économique gabonaise est le modèle, pour remporter la bataille de l’emploi et de l’insertion sociale et professionnelle.
« C’est en conjuguant les forces de tous que nous pouvons y arriver », a-t-il souligné, citant notamment l’usine de production de gaz butane de Batanga opérée par Perenco, les plus de 600 milliards de FCFA investis pour l’usine de gaz naturel liquéfié au Cap Lopez, ou encore la relocalisation des sièges sociaux des opérateurs pétroliers à Port-Gentil. Comme on peut le constater, le dispositif de lutte contre le chômage va s’enrichir de nouveaux instruments. Il ne reste donc qu’à souhaiter que les fruits puissent tenir la promesse des fleurs.


















