Organisée avec le concours de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du ministère de la Santé, du ministère du Travail, ainsi que de nombreux partenaires sociaux, cette manifestation a rassemblé une large diversité d’acteurs : forces de l’ordre, associations de donneurs bénévoles, représentants d’églises de réveil, et simples citoyens mobilisés autour de cette noble cause.
Le don de sang, souvent discret, parfois oublié, a été mis à l’honneur tout au long de cette journée. Le Dr Jean Rémy Ossibadjoue, directeur général du CNTS, a salué « l’amour désintéressé » qui motive chaque donneur : « Depuis longtemps, on se demande : qui le don a-t-il sauvé ? Aujourd’hui, nous avons une réponse éclatante. Même si l’anonymat du don est protégé, nous voyons les visages de ceux qui sauvent sans savoir qui ils sauvent. »
Ce moment de reconnaissance a pris un tour particulièrement émouvant lors de la remise des médailles du travail* aux donneurs les plus méritants. Parmi eux, Magloire Eyama Ndong, salué comme le plus grand donneur du centre, fort de 66 dons à ce jour. Le Dr Ossibadjoue lui a remis un cadeau symbolique, choisi personnellement par l’équipe du CNTS : « Un don peut sauver trois vies. Ce cadeau est remis au nom des populations gabonaises. »
Au-delà des discours et des hommages, la célébration a aussi pris une tournure festive avec l’organisation d’une tombola, rassemblant les participants dans une atmosphère conviviale. Une manière de souligner que la solidarité peut aussi rimer avec joie et communauté.
Le thème de cette édition 2025 résonne profondément avec les défis sanitaires que connaît le pays : assurer un stock de sang suffisant et de qualité pour répondre aux besoins médicaux. La journée a été l’occasion de rappeler que le don de sang reste un geste irremplaçable, simple, mais essentiel.
La Journée mondiale du donneur de sang 2025 à Libreville a tenu toutes ses promesses : rendre hommage, remercier, mais aussi mobilise. À travers les mots des autorités et les gestes de reconnaissance, c’est tout un pays qui dit merci à ses donneurs. Et rappelle que la solidarité, elle aussi, coule dans nos veines.




















