Au Gabon, la politique sociale du gouvernement vient d’engranger de nouveaux précieux acquis. C’est le moins que l’on puisse dire, au sortir de la séance de travail, présidée par le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Dr. Guy Patrick Obiang Ndong, sur instruction du président de la République, Ali Bongo Ondimba, le 04 mai 2023.
Cette rencontre avait pour objectif, de définir les modalités de mise en œuvre du programmes d’aide aux Activités génératrices de revenus (AGR) pour les Gabonais économiquement faibles (GEF).
Selon de sources gouvernementales, « Ce programme qui vise à octroyer des aides directes à cette catégorie de personnes émane de la volonté du président de la République, à répondre aux nombreuses sollicitations des populations exprimées lors de différentes étapes de la tournée républicaine ».
De manière spécifique, « les bénéficiaires de cet important programme sont les personnes physiques de nationalité gabonaise et économiquement faibles, exerçant une activité à titre individuel, en coopérative ou en association dans les domaines du commerce, de l’artisanat, de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, des services et de la petite transformation », précise-t-on.
Pour le ministre de la Santé et des Affaires Sociales : « il s’agit d’une réponse concrète aux doléances exprimées par les populations au chef de l’Etat lors de sa tournée républicaine. Ce programme doit avoir une portée nationale prenant en compte l’ensemble des départements de notre pays ». Et d’ajouter, « il ne s’agit pas d’un programme d’auto-emploi mais d’un programme d’aide aux AGR existants des GEF »
L’enveloppe allouée est d’un montant de 900 millions de FCFA. Elle servira à financer ces différentes activités. Pour une meilleure mise en œuvre, le programme quant à lui-même sera placé sous la gestion d’une équipe de coordination au niveau centrale composée des techniciens des ministères en charge des Affaires sociales et du Commerce et la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Au niveau provincial, la coordination sera assurée par les directeurs provinciaux des Affaires sociales, du Commerce et de la CNAMGS.
Il convient enfin de noter que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des programmes sociaux par le pays afin d’améliorer la qualité de vie des Gabonais. Car, faut-il le rappeler, le niveau de pauvreté au Gabon reste élevé et décalé avec le niveau du PIB/habitant.
Face à cette incongruité, le gouvernement a défini une vision stratégique pour le secteur des affaires sociales qui repose sur la modernisation et la pérennisation du système de protection sociale. Cette vision se décline en trois objectifs stratégiques. A savoir : mettre en place un organe de gouvernance fort ; rationnaliser le système d’aide sociale et enfin, rendre la couverture maladie universelle.
Selon les données du gouvernement, le ratio de la population gabonaise vivant sous le seuil de pauvreté est estimé à (33%) similaire à celui de pays dont le PIB/habitant est bien inférieur à celui du Gabon. Ce ratio est resté stable entre 2005 et 2017 (32,7% contre 33,4%), malgré les politiques publiques en faveur des Gabonais économiquement faibles. En outre, une partie importante de la population reste à l’écart de la richesse économique produite par le pays (environ 600 000 Gabonais sous le seuil de pauvreté).



















