Le succès du groupe pétrolier et gazier franco-britannique, Perenco au Gabon serait sources d’une certaine antipathie de la part des autres compagnies pétrolières opérant dans le pays.
Dans une communication, le 10 mars dernier et relayée par la presse locale, le directeur général de Perenco, Benoît de la Fouchardière a fustigé l’attitude, à la limite jalouse de son succès, des autres compagnies pétrolières gabonaises. Selon lui, « ce sentiment se traduit par des allégations selon lesquelles, le groupe pétrolier et gazier franco-britannique serait (trop) proche des autorités gabonaises ».
Des allégations rejetées par le directeur général du groupe pétrolier et gazier franco-britannique, qui estime qu’elles émanent de ses concurrents gabonais, indique-t-il à la presse. Une attitude qu’il confirme dans un entretien sur theafricareport.com, Benoît de la Fouchardière, le 10 mars dernier. «La vérité est que notre succès rend certaines personnes jalouses. Nous avons tissé de bonnes relations avec les autorités gabonaises, car elles ont compris depuis longtemps l’intérêt de développer leurs champs matures grâce au savoir-faire technique de Perenco, reconnu localement. Nous avons également su être à l’écoute de leurs besoins, notamment en matière d’énergie, pour leur proposer des infrastructures Gas-to-Power indispensables à l’électrification du pays», a-t-il déclaré.
Il convient de noter que « ces derniers mois, Perenco a été sous le feu des projecteurs pour une affaire de pollution à Etimboué, département situé dans la province de l’Ogooué-Maritime au Gabon ». Dans ce cadre, «Nous mettons tout en œuvre pour contenir et traiter la pollution en étroite collaboration avec les autorités compétentes», a affirmé M. de la Fouchardière.
Pour rappel, les activités de production de Perenco au Gabon ont commencé en 1992 avec l’acquisition de champs matures au large de Port-Gentil avec 8 000 barils de pétrole produits quotidiennement. 26 ans plus tard, la production moyenne annuelle atteint 90 000 boepd et 50 millions de pieds cubes de gaz naturel en 2017.
Une croissance é soutenue par le développement continu de champs matures, une stratégie d’acquisition équilibrée et plusieurs succès d’exploration. Perenco Gabon exploite des licences de pétrole et de gaz aussi bien offshore qu’onshore. S’ajoutent à ce portefeuille pétrolier et gazier, deux unités flottantes de stockage et de déchargement (FSO, Floating storage and offloading) offshore.
Depuis plus de 10 ans, Perenco fournit du gaz naturel aux centrales électriques de Libreville et de Port-Gentil. Le gaz produit onshore se trait selon les spécifications en vigueur et livré sous pression à l’aide d’un gazoduc de 450 km. Grâce à un important portefeuille de permis d’exploration, à l’étendue de ses infrastructures et à un savoir-faire très spécialisé, Perenco est à même de répondre de façon pérenne aux besoins croissants d’électricité et de gaz du Gabon.
En 2014-2015, Perenco Gabon a financé une campagne de forage de 40 puits et de nombreux projets d’infrastructures, dont la création de 200 km de pipeline, le remplacement d’un navire FSO, la mise en service de nouvelles plateformes offshore de production, la création d’une unité de traitement et de compression de gaz et d’une station de traitement d’eau.
Après plus de 23 années d’une intense activité, Perenco Gabon a emménagé dans un nouveau siège à Port-Gentil, soulignant ainsi son engagement durable dans le pays. En 2018, les relations de confiance de longue date entre les partenaires commerciaux et institutionnels ont permis l’acquisition de certains actifs de Total Gabon. L’optimisation de la production de ces champs offshore, Grondin, et onshore, Coucal/Avocette et Atora, sera possible grâce à la synergie opérationnelle avec les installations existantes de Perenco Gabon combinée au savoir-faire de ses équipes. En 2019, sa production a été évaluée à 995 000 BOEPD


















