Sur l’ensemble de l’année 2018, ainsi qu’au-delà, les perspectives économiques des pays de la zone Cémac devraient timidement s’améliorer.
Elles devraient ainsi tirer profit d’un environnement économique globalement favorable, autant au niveau de la croissance économique que des comptes macro-économiques, en dépit d’un certain nombre de vulnérabilités persistantes au plan monétaire et financier.Après analyse des activités des branches, les contributions les plus significatives proviendront :
– des services marchands (+1,0 point), portés par le dynamisme des activités commerciales et des télécommunications dans la plupart des pays, en lien avec la poursuite du développement des services de téléphonie mobile liés à la 4G ainsi que de celles des fournisseurs d’accès internet, suite au déploiement des réseaux à fibre optique.
Par ailleurs, les services de transport, en relation avec la mise en activité des infrastructures de transport et de logistique notamment au Congo, au Gabon et au Cameroun, soutiendraient la participation des services marchands ;
– des industries extractives (+ 0,7 point), attribuable à l’augmentation de la production pétrolière de la CEMAC de 4,4 % à 43,9 millions de tonnes. En termes de volumes de brut produits, le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale demeureront les trois premiers producteurs de la Zone, avec respectivement 37,1 %, 22,7 % et 18 % de la production totale. Le Tchad et le Cameroun occuperont la 4ème et la 5ème place, avec respectivement 14,2 % et 8 % du total de la production de la Sous-région ;
– des industries manufacturières (+ 0,4 point), du fait, entre autres, de la bonne tenue des industries brassicoles dans la plupart des pays de la CEMAC, en dehors de la République Centrafricaine et du Tchad, ainsi que du dynamisme des activités des cimenteries au Congo, au Cameroun et au Gabon, où la montée en puissance de l’industrie du ferromanganèse et du silico-manganèse renforcerait cette tendance.
Dans la même veine, l’amélioration de l’offre d’énergie, notamment au Cameroun, tirant profit de la mise en place des différentes lignes de transport de l’électricité produite par les barrages hydro-électriques, dont celui de Lom Pangar, impacterait l’activité des industries manufacturières ;
-des activités des services non marchands (+0,2 point), en raison de la hausse des dépenses publiques courantes, notamment de biens et services au Gabon et au Cameroun.
En revanche, la contribution la moins significative à la croissance économique découlera de la branche bâtiments et travaux publics (-0,1 point), en lien avec la baisse globale des investissements publics.






























