La loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) offre à des produits africains un accès au marché américain sans droits de douane sous conditions, telles que la levée d’obstacles au commerce et aux investissements américains et des progrès en matière de pluralisme politique.
Le gouvernement de transition au Burkina Faso s’est engagé auprès de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à rétablir l’ordre constitutionnel d’ici juillet 2024. Cependant, et malgré les efforts de la junte au pouvoir pour contrer l’insurrection islamiste, les attaques se poursuivent.
Selon le bureau du représentant américain au Commerce, le Burkina Faso n’a pas satisfait aux exigences de la loi Agoa et le pays va recevoir des « repères clairs » pour réintégrer l’accord commercial. Le ministère des Affaires étrangères de la junte a réagi à la décision américaine lundi en répétant que le calendrier de retour à l’ordre constitutionnel n’avait pas changé.
Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde et des combattants liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique y ont tué des milliers de civils, entraînant ainsi une crise humanitaire majeure. Près de deux millions de personnes ont été déplacées et résident dans des camps de réfugiés, dont beaucoup sont gérés par les Nations unies (Onu).
La junte militaire au pouvoir a ordonné le 30 décembre dernier, à la coordinatrice résidente de l’Onu, Barbara Manzi, de quitter le pays. Une décision contestée par l’organisation internationale. Si le gouvernement n’a pas donné d’explication au moment de l’annonce, son ministre des Affaires étrangères a ensuite accusé la coordinatrice de dresser un tableau négatif de la situation sécuritaire dans le pays.
Avec AFP



















