Cette évolution serait tributaire de l’attaque, ce dimanche 7 mars 2021, des Houthis du Yémen sur les installations pétrolières de l’Arabie Saoudite, avec 14 drones chargés d’explosifs et huit missiles. Dans la foulée, le ministre de l’Energie, Abdul Aziz Bin Salman, a confirmé que “les attaques n’ont pas fait de victime et de dégâts importants aux installations pétrolières.”
Selon de nombreux observateurs, « il n’en fallait pas plus pour que le pétrole grimpe à $71,38 (+2$ le baril depuis vendredi). Il faut remonter à octobre 2018, pour retrouver un baril sur la barre des 70$ ». En effet, le prix du pétrole avait déjà fortement rebondi ces dernières semaines. Pour mémoire, il y a une année, il s’affichait à $26.
Le fil des évènements
Une première attaque a été menée, dimanche matin, contre un réservoir à Ras Tanura, l’un des plus grands ports pétrolier au monde. L’un des drones a été lancé depuis la mer. Dimanche soir, un missile a été tiré sur la ville de Dhahran, siège de la compagnie pétrolière nationale Saudi Arabia.
Ce procédé rappelle l’attaque menée en septembre 2019. Les Houthis avaient réussi à paralyser 2 raffineries avec une dizaine de drones. Les installations avaient été paralysées pendant plusieurs semaines.
Durant l’été 2015, le prince héritier, Mohammed bin Salman (MbS) avait débuté une guerre contre le Yémen. Pour les Houthis, la hausse des prix du pétrole pourrait pousser l’administration américaine à intervenir dans ce conflit et, pourquoi pas, y mettre un terme.































