Le contentieux impliquant l’ancien ministre du tourisme Pascal Ogowet Siffon, la société SHTMO, gérant légal de l’hôtel Ogooué Palace de Lambaréné, l’administration actuelle dudit établissement ainsi que BGFI Bank Gabon, semble encore bien loin d’avoir livré tous ses méandres. En témoigne les derniers rebondissements de ce dossier.
En effet, par le biais d’un communiqué de presse datant de ce jour, la société SHTMO tient à informer l’opinion publique des graves dérives administratives et violations de la loi dont elle est victime depuis quelques temps. Un litige dont le principal instigateur de cette « spoliation » juridico-administrative, ne serait autre que l’ancien membre du gouvernement, Pascal Ogowet Siffon fustigent ses responsables.
Selon ses termes, ledit communiqué dénonce en effet, « une spoliation administrative et une conspiration bancaire orchestrée contre elle. Non sans mentionner la posture trouble et ambiguë de BGFI Bank Gabon dans ce dossier ». Dans le souci d’attirer l’attention de l’opinion nationale, internationale et des Hautes Autorités de la République, la société SHTMO dénonce cinq principaux griefs.
Abus de pouvoir manifeste et sans fondement légal
Selon SHTMO, le 12 juillet 2024, l’ancien ministre Pascal Ogowet Siffon (actuellement en détention) a émis une réquisition administrative arbitraire uniquement sur l’hôtel Ogooué Palace, sans l’aval de la présidence de la République. De l’avis de la SHTMO, « Cette décision quoiqu’entachée d’illégalité, a été approuvée par la nouvelle administration du tourisme, qui continu de gérer l’Etablissement hôtelier, sous le contrôle de de la responsable des hôtelleries du Gabon. Elle vise, ni plus ni moins qu’à évincer un investisseur privé ayant pourtant obtenu l’accord formel du liquidateur judiciaire pour relancer cet établissement ».
Déni de justice du tribunal de Lambaréné
Saisies pour corriger cette injustice, la SHTMO renseigne que « les autorités judiciaires de Lambaréné ont choisi de se déclarer « incompétentes ». Et d’ajouter,« Un refus de statuer selon elle, qui crée un vide judiciaire inacceptable, laissant perdurer une décision administrative frauduleuse prise par un ministre déchu, tout en bloquant les activités d’un opérateur économique de bonne foi ».
Quid de la responsabilité, ou du jeu trouble de BGFI Bank ?
L’entrée en scène de BGFI Bank dans ce feuilleton judiciaire apparait à la fois surprenante qu’absurde aux yeux anciens gérants de l’hôtel Ogooué Palace. En effet, « Par courrier en date du 19 mars 2026, ils soulignent que la BGFI Bank refuse la réouverture des comptes de leur structure. Cela, en s’appuyant sur l’absence de levée d’une réquisition qu’elle sait pourtant contestée, et issue d’une procédure frauduleuse bloquant ainsi les fonds privée d’un client. La banque bafoue le droit de propriété et se fait l’exécutrice d’une « magouille » politiques au mépris des réalités économiques », expliquent-ils.
D’autres griefs et non des moindres cités par la SHTMO dans ce dossier concernent entre autres : l’absence des délais ou d’un moratoire, le non-respect du droit de propriété avec à la clé, le blocage de fonds privés sans titre exécutoire validée. A cette longue liste s’ajoutent, la violation des procédures de liquidation, notamment, l’ignorance de l’aval donné par le liquidateur à l’investisseur privé. Une procédure, selon les plaignants, qui frise une injustice administrative, avec le maintien d’une mesure provisoire – censée durer six mois depuis octobre 2025 – au-delà des délais légaux, sans décision de fond.
Appel à l’arbitrage du chef de l’Etat
Au regards de tous ces manquements et incongruités juridique et financière, qui ne semblent pas de nature à rassurer les investisseurs et par conséquent, ternissent la destination Gabon, la SHTMO en appelle à l’arbitrage de la plus haute Autorité du pays à savoir, le président de la République, chef de l’Etat, Brice Cloraite Oligui Nguema. « Nous sollicitons votre arbitrage pour que force reste à la loi. Cela, afin que le compte de la structure privé soit débloqué sans délai et que les entraves administratives héritées de la gestion de l’ancien ministre soient levées. Le Gabon ne peut être une terre d’investissements si les banques et les tribunaux se font les complices d’actes administratifs reconnus comme abusifs », concluent les plaignants.
Nous y reviendrons


















