En effet, après le Bénin et le Cameroun, la compagnie aérienne gabonaise Afrijet vient de s’associer à la compagnie française, La Compagnie pour lancer la nouvelle ligne, Paris-Libreville.
Selon Marc Gaffajoli, avec l’ouverture de cette nouvelle ligne Paris-Libreville, Afrijet entend véritablement changer d’approche en reprenant la main sur une route importante pour l’économie et l’ensemble de la société gabonaise.
Pour ce faire, explique-t-il, « Cela passe notamment par le déploiement de nouveaux avions de type moyen-courrier comme l’A321 Néo capable de faire de longues distances à des coûts moindres ».
Mais au-delà de cette approche qui concerne spécifiquement la flotte, Marc Gaffajoli explique également qu’il s’agit de bousculer le rapport de force qui existe entre les compagnies aériennes occidentales et celles d’Afrique.
En effet déplore-t-il, « Malgré la volonté des Etats africains de développer des compagnies aériennes nationales ou régionales, les routes du Nord vers le Sud et du Sud vers le Nord sont encore majoritairement dominées par les compagnies aériennes occidentales ».
Autrement dit, indique-t-il, avec le lancement de cette ligne, Afrijet souhaite véritablement changer d’approche ; en reprenant la main sur une route importante pour l’économie et l’ensemble de la société gabonaise. « Cela passe notamment par le déploiement de nouveaux avions de type moyen-courrier comme l’A321 Néo capable de faire de longues distances à des coûts moindres », souligne-il.
Sur la question relative aux coûts, il déclare que le sujet constitue un véritable enjeu en Afrique. « le continent manquant cruellement d’une industrie financière forte pour financer ses avions. Cependant, grâce aux droits de trafic en vigueur, Afrijet a pu s’affranchir du manque d’appétit régional pour le financement aéronautique en s’alliant avec La Compagnie et avoir ainsi accès à une nouvelle génération d’avions, sans avoir à investir au-delà de nos moyens. Cette collaboration permet ainsi de proposer des prix extrêmement compétitifs et de redonner à l’Afrique Centrale la main sur le coût de connexion de son économie », martèle-t-il.
Et d’ajouter, « le lancement de cette ligne répond avant tout à une demande de nos clients qui aspirent à un renouvellement du produit, qui n’a cessé de se dégrader ces dernières années malgré la hausse des prix des billets. Les passagers aspirent à de nouveaux concepts », souligne-t-il.
Quant au partenariat commercial avec La Compagnie, il précise qu’il permettra de disposer d’un savoir-faire, ainsi que d’un modèle opérationnel et économique à même d’être compétitif.
Par ailleurs, « La Compagnie étant un opérateur français, et Afrijet, gabonais, cette nouvelle association aérienne permettra ainsi de montrer, voire de célébrer une autre façon de coopérer entre le Gabon et la France, axée sur une coopération gagnant-gagnant », déclare-t-il.
Avant de conclure que « La crise sanitaire de la Covid-19 a joué un rôle clé dans le renouvellement du rapport à l’aviation. En effet, les passagers aspirent à retrouver des avions neufs, équipés des toutes dernières technologies, à bénéficier d’un confort idéal et à être surpris ».



















