D’après les indicateurs de la BEAC, le solde budgétaire, base engagements, dons compris de la CEMAC est ressorti déficitaire en 2024, atteignant – 0,6 % du PIB, après un excédent de 0,7 % en 2023. Cette détérioration du déficit budgétaire est due à la diminution des recettes pétrolières de 1,5 point, essentiellement liée à la baisse des cours du pétrole brut (75,7 dollars le baril en décembre 2023, contre 72,3 dollars le baril en décembre 2024). Cette baisse n’a pas été compensée par l’amélioration des recettes non pétrolières (+1,5 points) et a été accentuée par l’augmentation des dépenses publiques (+6,4 %), en particulier les dépenses en capital (+19,4 %).
Cependant, le solde primaire hors dons a été excédentaire de 2,4 % après charges d’intérêt. Le déficit budgétaire global de 840,5 milliards FCFA a été financé par des tirages extérieurs de 1 556,1 milliards FCFA, des tirages auprès du système non bancaire de la CEMAC de 582 milliards FCFA, et des dons extérieurs estimés à 433,0 milliards FCFA.
La situation des finances publiques a entrainé la détérioration globale des ratios de la dette publique
Ces ressources ont permis d’amortir la dette extérieure pour un montant de 2 354,8 milliards FCFA et de réduire l’exposition envers le secteur bancaire à hauteur de 87,6 milliards FCFA. La situation des finances publiques a entrainé la détérioration globale des ratios de la dette publique. Le ratio du service de la dette extérieure sur les recettes budgétaires est passé de 21,1 % en 2023 à 23,1 % en 2024. De plus, le ratio du service de la dette publique sur les exportations de biens et services s’est établi à 13,6 %, contre 13,4 % l’année précédente, tandis que l’encours de la dette globale par rapport au PIB a atteint 46,8 %, après 51,2 % en 2023
Consolidation des positions extérieure et monétaire
Le déficit du solde des transactions courantes, dons officiels inclus, de la CEMAC s’est contracté en 2024 pour atteindre – 0,4 % du PIB, contre – 0,6 % un an auparavant, en raison de l’embellie des termes de l’échange, malgré la baisse des exportations de pétrole et une hausse des importations de biens et services.
En conclusion, les avoirs extérieurs nets du système monétaire se sont accrus de 4,4 % en glissement annuel, grâce à la poursuite des efforts de rapatriement des devises par les opérateurs économiques. Les réserves de change ont, quant à elles, représenté environ 4,61 mois d’importations de biens et services à fin 2024, après 4,65 mois à fin 2023. Quant au taux de couverture extérieure de la monnaie, il s’est établi à 74,9 % au 31 décembre 2024, contre 71,9 % douze mois plus tôt.



















