A la fin du premier trimestres 2018, même si la vulnérabilité des banques de la sous-région s’est accrue, avec la baisse de la qualité relative de leur portefeuille, mais, dans son ensemble, le système bancaire reste globalement solide.
Au cours de la période sous-revue, l’activité bancaire dans la zone Cémac a été marquée par les évolutions suivantes :
– une diminution des crédits bruts de 104,7 milliards de FCFA (-1,23 %) ;
– une augmentation des dépôts de la clientèle de 227,4 milliards de FCFA (+2,5 %), notamment ceux privés ;
– une détérioration de la qualité du portefeuille de crédits, caractérisée par une hausse du niveau des créances en souffrance de 133,5 milliards de FCFA (+9,2 %), principalement du fait d’une augmentation significative des créances douteuses de 115 milliards de FCFA (+12,54 %). Les créances immobilisées quant à elles progressent de 51,4 milliards de FCFA (+15,5 %) ;
– une progression de l’excédent de trésorerie de 650 milliards de FCFA (+34,4 %), en raison d’une augmentation considérable des dépôts collectés, conjuguée à une baisse beaucoup moins prononcée du volume des crédits octroyés en un an ;
– une croissance de l’excédent des capitaux permanents de 196 milliards de FCFA (+77,8 %), induite principalement par le renforcement des fonds propres effectué principalement à l’occasion de la distribution des résultats de l’exercice 2017.
Le total agrégé des bilans bancaires s’établit à 12 779 milliards de FCFA. Il est en faible hausse de 0,52 %, soit de 65,9 milliards de FCFA, par rapport à son niveau au 30 juin 2017.
La couverture des crédits nets par les dépôts s’est établie à 125,8 %, contre 119,4 % un an auparavant. Les opérations avec la clientèle ont dégagé un excédent de ressources de 1 932 milliards de FCFA, contre 1 492 milliards de FCFA en juin 2017.
Quant à l’excédent de trésorerie, elle se situe à 2 542 milliards de FCFA (19,9 % du total du bilan). Il a enregistré une augmentation de 34,4 % par rapport à la situation prévalant douze mois plus tôt.
Au total, seulement 22 banques disposent de fonds propres nets suffisants pour respecter l’ensemble des normes prudentielles assises sur cet agrégat (contre 17 l’année précédente à la même date).
Les normes prudentielles respectées par le plus grand nombre d’établissements sont celles se rapportant à la limite globale en matière de division des risques et à la couverture des risques. La norme relative à la limite individuelle en matière de division des risques est celle à l’égard de laquelle on observe le plus grand nombre de banques en infraction.
Pour la bonne gouverne, au 30 juin 2018, la Cémac comptait 53 établissements bancaires, répartis entre le Cameroun, 16 banques en attendant l’ouverture officielle de la Bank of Africa (BOA) Cameroun, du Crédit Communautaire d’Afrique (CCA); la RCA, quatre banques ; le Congo, 11 banques ; le Gabon, huit banques en excluant la BGD, la Banque de l’Habitat du Gabon et Postebank tout en, précisant que BICI-Bail a été absorbée par la BICIG.; la Guinée Equatoriale, cinq banques et le Tchad, neuf banques.






























