Selon un rapport de la Direction générale du Trésor en France, les prêts de la Chine en Afrique bénéficient principalement à sept pays. Entre 2000 et 2019, ces pays ont concentré 67,1 % des prêts chinois.
Il s’agit notamment de : l’Angola pour qui la Chine représente 91 % de la dette externe bilatérale en 2019 et 43 % de la dette externe totale ; l’Éthiopie (respectivement 77 % et 24 %) ; la Zambie (83 % et 27 %) ; le Kenya (73 % et 25 %) ; le Nigéria (82 % et 11 %) ; le Cameroun (66 % et 34 %) ; et le Soudan (16 % et 8 %).
Au niveau des sous-régions, hors Angola (30,3 % des prêts chinois en Afrique), l’Afrique de l’Est se démarque avec 53,8 Mds USD (38,2 % des prêts chinois sur la période).
La principale banque chinoise à l’origine de ces prêts depuis 20 ans est l’Eximbank of China, qui en concentre 57 %, suivie de la China Development Bank (CDB), 23 %.
L’Afrique de l’Est concentre près de la moitié des prêts de l’Eximbank of China sur le continent alors que 78,1 % de l’activité de la CDB à l’échelle du continent est à destination de l’Angola.
Cette concentration des prêts de l’Eximbank of China en Afrique de l’Est peut s’expliquer par l’inclusion de la région dans les « nouvelles routes de la soie » maritimes, qui suscitent un fort besoin de développement d’infrastructures.
En témoignent plusieurs projets, tels que la voie express reliant les villes d’Entebbe et Kampala en Ouganda en 2011, le Standard Railways Gauge (SGR) au Kenya en 2014, celui reliant Djibouti à Addis Abeba en 2013 ou encore un tronçon du SGR en construction en Tanzanie.
Ces projets interviennent dans des zones où la présence chinoise est déjà marquée, s’agissant par exemple d’agences publiques (plusieurs sièges africains de médias chinois sont présents à Nairobi) ou d’infrastructures de télécommunications construites par des entreprises chinoises, telles que le câble de fibre optique sous-marin reliant l’Asie à l’Europe et à l’Afrique depuis le Pakistan et via Djibouti.
Les principaux secteurs bénéficiaires des prêts chinois, en Afrique subsaharienne sont le transport (31,2 %), l’énergie (25,5 %) et le secteur minier (12,7 %).
Les transports comptent pour près de 40 % des prêts chinois en Afrique de l’Est et de l’Ouest et seulement 20 % en Afrique centrale où les prêts au secteur minier sont majoritaires (28,8 %), principalement dans le secteur pétrolier en Angola, pays qui concentre 98,7 % des prêts au secteur minier sur le continent.



















