Selon des sources bien introduites auprès du ministère de l’Economie et de la Relance, l’Etat gabonais devrait bientôt parapher un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI), pour la période 2021-2023.
L’Etat gabonais s’achemine vers un nouveau programme avec le FMI. Cette ambition avait d’ailleurs été manifestée par les autorités gabonaises l’année dernière. C’était dans la lettre d’Intention sur les politiques économiques et financières du pays adressée à Kristalina Georgieva, la Directrice générale du FMI, le 23 juillet 2020.
Dans cette correspondance, le gouvernement justifiait cette intention par la détérioration des perspectives économiques du fait de la pandémie de la Covid – 19. Autrement dit, cette sollicitation d’un nouveau programme avec le FMI a pour objectif de préserver la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette et à réaliser une croissance plus élevée et plus inclusive.
Seulement, les tractations autour de ce nouveau programme ne vont pas, sans laisser quelques préoccupations dans les milieux économiques et la société civile. Notamment, le bilan du précédent conclut en 2017. En effet, en juin 2017, suite à l’effondrement des cours des matières premières au cours de la seconde moitié de l’année 2014, le FMI avait approuvé un accord de trois ans au titre de la Facilité élargie du Fonds (FEP) an faveur du Gabon, pour un montant de 464,4 millions de DTS (environ 642 millions de dollars), soit 215 % de la quote-part du Gabon. C’était dans le cadre de son appui au programme de redressement à moyen terme, présenté par les autorités.
Cet accord avait également pour but, de permettre d’assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable et équitable. Cet accord devait également contribuer à ancrer des politiques budgétaires prudentes et une position de balance des paiements viable. Il prévoyait aussi l’assainissement budgétaire contribuera à assurer la soutenabilité de la dette et à soutenir la stabilisation du pool régional de réserves internationales.
L’assurance de la soutenabilité de la dette au niveau national et la contribution au rétablissement et à la préservation de la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Malheureusement, ce programme a expiré en juin 2020 sans que la 6ème et dernière revue ait eu lieu. Ses quatrième et cinquième revues ayant été achevées le 16 décembre 2019. Leur achèvement ouvrait tout de même la voie à un décaissement d’un montant équivalent à 89,34 millions de DTS (environ 123,5 millions de dollars). Au final, le Gabon a bénéficié rien que de 375,06 millions au titre des Droit de tirages spéciaux (DTS), soit environ 518,5 millions de dollars sur les 642 millions de dollars prévus au titre de cet accord.
Néanmoins, le pays a bénéficié de deux décaissements du FMI au titre de l’instrument de financement rapide, pour faire face à la pandémie de Covid-19. Le premier, d’un montant de 108 millions de DTS (soit environ 147 millions de dollars) a été approuvé par le Fonds au mois d’avril 2020.
Tandis que le second, accordé le 31 juillet 2020, portait sur environ 152,61 millions de dollars, toujours au titre de l’instrument de financement rapide (IFR). A l’instar du premier, ce décaissement visait aussi à aider le pays à faire face aux besoins urgents de financement de la balance des paiements.
Il faisait suite à la décision du conseil d’administration du 9 avril 2020 de doubler temporairement la limite annuelle d’accès aux ressources au titre de l’IFR pour la porter à 100 % de la quote-part.au total dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid – 19. Au total , le Gabon a bénéficié d’un appui de près de 164,7 milliards de FCFA ( 299,61 millions de dollars ) de la part du FMI.



















