Au dernier trimestre 2019, la compétitivité prix des économies de la CEMAC, appréciée à partir du Taux de change effectif réel (TCER) global s’est caractérisée par une réduction des gains de positions concurrentielles par rapport au niveau enregistré au premier trimestre 2019. Ainsi, le TCER global a légèrement fléchi au 2ème trimestre 2019 de 0,02 %, après une baisse de 1,4 % le trimestre précédent.
Les positions concurrentielles sur les marchés internationaux des pays de la CEMAC ont observé un repli par rapport au 2ème trimestre 2019. Cette situation s’explique par la détérioration de la compétitivité sur le front des importations (+0,1 %), qui a été compensée par des gains de positions sur le front des exportations (-0,4 %).
Sur la période d’analyse, il ressort que le TCER s’inscrit en dessous du taux de change effectif nominal (TCEN), traduisant un différentiel de taux d’inflation favorable aux pays de la CEMAC, par rapport à leurs principaux partenaires et fournisseurs.
Le taux d’inflation de la CEMAC s’est établi à 0,1 % entre mars et juin 2019, tandis que pour les principaux partenaires il s’est établi à 0,2 % pour la Chine ; 0,8 % pour la France ; 1,2 % pour les Etats-Unis ; 1,4 % pour l’Espagne.
Seuls le Nigéria et l’Afrique du Sud ont eu des taux d’inflation supérieurs à celui de la CEMAC, avec respectivement 2,9 % et 1,7 %. Par ailleurs, l’analyse du TCER entre le 1er et le 2ème trimestre 2019, montre une dépréciation du Franc CFA sur la période, par rapport aux monnaies des pays développés, à l’exception de celle de la Chine.
En effet, au cours de la période d’analyse, le Franc CFA s’est déprécié en terme réel vis-à-vis du dollar (- 1,8 %), de l’euro (- 1,3 %) et de la livre sterling (- 0,3 %), tandis qu’il s’est apprécié de 0,4 % par rapport au yuan. Le TCEN s’est inscrit en baisse de 0,4 % au 2ème trimestre 2019, contre -0,7 % le trimestre précédent.
L’analyse de la situation fait ressortir que la contribution absolue du TCER des exportations a été de -0,1 % et celle des importations de +0,1 %. Les importations représentant 73 % du total, contre 27 % pour les exportations, cela a suffi à tirer le TCER à la hausse, provoquant une perte de compétitivité.






























