Le site de l’arboretum de Sibang, dans la capitale gabonaise a servi de cadre aux activités marquant la célébration de la Journée internationale des forêts cette année sous le thème : ‘’La restauration des forêts : une voie vers la reprise et le bien-être’’.
La participation à ces activités a été réduite en raison des contraintes de rassemblement imposées par le gouvernement et consécutives, à la propagation de la Covid-19. On a ainsi noté la participation d’une trentaine de participants provenant essentiellement du ministère des eaux et forêts, des parties prenantes locales et des partenaires techniques dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Quelques allocutions ainsi que la visite du site et une activité de plantation d’arbres ont constitué l’essentiel desdites activités. D’abord, celle du Pr. Aboughe Angone Sophie, épse Ndong Meyo, Directeur de l’institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle, qui a salué le choix porté sur l’institut, pour organiser cette manifestation sur cet espace scientifique. Avant de revenir sur la genèse de cette structure. « En effet, l’institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle mène depuis les années 1976, d’importants travaux de recherche sur la faune et la flore au Gabon et abrite des arbres centenaires, signe de son engagement pour la conservation in situ et ex situ de la biodiversité végétale au Gabon. L’arboretum de Sibang a vu le jour grâce à l’action de forestiers français du Centre technique forestier tropical, au début des années 1930 », a-t-elle indiqué.
A son tour, Hélder Muteia, le Coordonnateur sous régional de la FAO et représentant au Gabon, est revenu sur les mobiles ayant conduit à l’adoption de la Journée internationale des forêts. Selon lui, « C’est en 2012, que l’Assemblée générale des nations unie a proclamé le 21 mars, journée internationale des forêts, pour célébrer la forêt dans sa diversité et faire prendre conscience de l’importance qu’elle revêt dans notre vie quotidienne ». Et Hélder Muteia d’indiquer par la suite que « la journée internationale des forêts, dont le thème cette année est : La restauration des forêts : une voie vers la reprise et le bien-être se justifie au regard des effets néfastes que représente la déforestation ».
Des chiffres alarmants
Les spécialistes estiment que le monde perd chaque année 10 millions d’hectares de forêt, ce qui représente environ la taille de l’Islande et que la dégradation des terres affecte près de deux milliards de d’hectares, soit une superficie plus grande que l’Amérique du Sud. La disparition et la dégradation des forets est à l’origine du réchauffement climatique et entraine un risque élevé d’extinction de la faune et de la flore. 8% des plantes forestières et 5% d’animaux sauvages sont menacés d’extinction. Pour éviter de tels scénarios, la restauration et la gestion durable des forêts, sont essentielles, car elles permettent d’atténuer en même temps, les changements climatiques et la destruction de la biodiversité, tout en garantissant la fourniture des biens et services écosystémiques nécessaires au développement durable.
Les bons points du Gabon en matière de gestion durable de ses ressources fauniques et forestières
« Bien que le thème de cette année est la restauration des forêts, notre pays est recouvert à 88 % de forêt. Nous avons une des forêts les plus intactes au monde et elle permet de contrôler la pluviométrie jusqu’aux confins de l’Ethiopie et de l’Egypte. Elle joue un rôle très important au niveau international en termes de stock de carbone. La journée internationale présente donc, l’occasion de réfléchir sur l’importance des forêts, car perdre ces forêts, c’est perdre ces écosystèmes qui sont d’une valeur inestimable », a déclaré le Prof. Lee White, ministre gabonais des Eaux et Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan climat. Dans ce cadre, a-t-il poursuivi, le Gabon ne ménage aucun effort pour mettre en œuvre des programmes de gestion durable de ses ressources fauniques et forestières. C’est dans cette dynamique que le gouvernement a mis en place d’une stratégie holistique de valorisation et de promotion des forestiers ligneux.



















