Ouvert le 1er mars dernier, le One Forest Summit s’est achevé ce 02 mars 2023, sur un ton de nouvelles propositions dans la lutte contre le changement climatique. Durant deux jours de travaux, le chantier relatif à la protection des forêts tropicales a, une fois de plus été mis sur la table.
Pour le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, « la protection des forêts tropicales se veut un projet transformationnel, sur les plans scientifique, économique, financier, culturel. C’est aussi un projet politique, voire civilisationnel, car il soulève des questions profondes sur la relation entre l’Homme et la Nature, dans son infinie complexité et diversité, selon les générations, les géographies, les cultures.», a-t-il déclaré dans mot de clôture de cette grand-messe.
Le risque est gros et les défis importants, avec de multiples urgences
Face à ces différents enjeux, Emmanuel Macron appelle à réinventer les relations entre le Nord et le Sud, et à tisser de nouveaux liens de confiance pour appréhender la grande bataille des biens publics mondiaux. Ce d’autant plus que l’avenir des forêts tropicales est une affaire de tous à l’échelle de l’humanité.
A preuve, a-t-il illustré, en reprenant les chiffres de 2021, « chaque année c’est près de quatre millions d’hectares qui sont perdus au sein des forêts primaires tropicales, qui stockent le plus de carbone et de biodiversité à l’échelle de la planète. C’est 2.5 giga tonnes d’émissions de C0² en plus, soit l’équivalent d’une année d’émissions fossiles d’un pays émergent de la taille de l’Inde. Si nous voulons éviter la catastrophe climatique, il est donc urgent de protéger les forêts. Urgent de mettre un terme à la déforestation. Urgent aussi de ne plus décimer les grands singes ou les éléphants, qui tiennent parfois à eux seuls des écosystèmes entiers. Il faut agir vite », a-t-il préconisé.
Des engagements non tenus
Visiblement, depuis les engagements de Glasgow visant à arrêter et à inverser la déforestation d’ici 2030 en passant par Montréal lors de la COP15 où des engagements pour la protection de 30% de la nature d’ici 2030, ont également préconisés. Malheureusement, les lignes n’ont pratiquement pas bougées, reconnait le dirigeant français.
Raison pour laquelle, il souhaite que ce 6e One Forest Summit de Libreville, soit un nouveau départ dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. « Cette fois à Libreville, avec le One Forest Summit, nous n’avons donc pas besoin d’une nouvelle déclaration d’intention. Ce dont nous avons besoin, c’est de solutions et d’actions. Notre meilleure chance, c’est de partir de votre engagement sur le terrain – scientifiques, entrepreneurs, acteurs financiers – qui mettez tout en œuvre pour protéger la forêt ».
La jeunesse ou la voie de la sagesse
Pour Emmanuel Macron la jeunesse constitue une pièce primordiale de ce puzzle. Et d’indiquer, « Notre meilleure chance, c’est d’écouter la jeunesse, qui porte son espoir sur une relation plus apaisée entre l’Homme et la Nature. Elle s’est exprimée à travers l’excellente représentante du One Forest Youth Forum, Tamarah Boussamba, qui était déjà présente à la COP27 : elle est le symbole d’une jeunesse qui s’engage. Il nous faut l’écouter ».



















