La mise en œuvre de ce projet a débuté par l’identification et la sensibilisation des bénéficiaires sur l’ensemble du territoire. Après cette étape, une mission de la FAO vient de séjourner dans la province du Woleu Ntem (Nord du pays).
Cette descente de terrain avait pour objectif de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des bénéficiaires du projet. Durant ce séjour, l’équipe de la FAO a travaillé sur 11 sites sur un total de 12 villages cibles et a formé 112 personnes sur 126 bénéficiaires retenus dans le département, soit 88,89% bénéficiaires.
Les formations dispensées ont notamment porté sur : le partage des nouvelles techniques d’élevage en milieu rural ; les modèles de construction des poulaillers avec du matériel local ; la fabrication de l’aliment pour les poules avec des composants disponibles en milieu rural ; les méthodes de prévention et de lutte contre les maladies à base de plantes disponibles dans le milieu rural.
De l’avis des techniciens, cette phase de formation prépare ainsi les bénéficiaires à la compréhension des conditions préalables à l’accueil des poussins à élever et de faciliter l’encadrement de la production de viande de volaille dans les zones cibles.
Outre l’élevage de poules pondeuses intensif, semi-intensif, urbain et périurbains qui fournissent la majorité des produits d’élevage au Gabon, sous des formes très variables, on note la présence d’un tissu d’élevages traditionnels.
Ces systèmes d’élevage exploitent environ 212 600 volailles rustiques et bien adaptées au milieu, avec des cheptels à petits effectifs (3 à 15 poules) vivant en divagation dans les villages
Ces animaux peuvent toutefois avoir une productivité individuelle élevée si l’on améliore leur alimentation, en mettant en place un programme de prophylaxie et en appliquant les techniques améliorées d’élevage
Pour rappel, le Gabon importe environ 96% de ses besoins en produits animaux et la demande globale de ces produits va s’accroître, selon toutes vraisemblance au regard notamment de sa croissance démographique et sa forte urbanisation.
Selon le ministère de l’Economie, plus de 200 milliards de FCFA ont été affectés à l’importation des denrées alimentaires d’origine animale en 2015 dont plus de 50% pour les produits avicoles.
En 2017, 150.000 tonnes de viande de volailles ont été importées. Face à cette situation, le gouvernement a retenu la production de volaille en milieu rural, urbain et périurbain comme une des priorités nationales.



















