C’est ce que révèle une récente une étude du groupe de travail scientifique organisé récemment par le gouvernement du Gabon et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur l’évaluation économique des performances économiques du secteur des pêches au Gabon.
Selon les termes de cette étude, la contribution de la branche pêche et aquaculture au Produit intérieur brut (PIB) national reste très insignifiante. La cause de cette faible performance est à trouver dans la forte réduction des capacités de pêche, soit une diminution de 80 % du nombre de navires industriels entre 2000 et 2018.
Cette situation a entraîné une production nationale (- 33%) sur la même période, avec pour, conséquence une forte réduction de la contribution du secteur aux recettes publiques en terme de recouvrement des droits d’accès à la ressource et de taxe à la production (- 87%) entre 2014 et 2018.
Seulement, en raison de la demande importante en poisson du marché gabonais (le Gabon est le second pays en Afrique en consommation de poissons par an et par habitant, soit 35,5 kg/an/hab), et de la baisse de la production nationale, le solde de la balance commerciale connait un déficit croissant depuis le début des années 2000. Il se situe en 2016 à -25.000 tonnes en volume et – 33 milliards de FCFA en valeur.






























