Du 6 au 7 mai 2021, le ministre des Eaux et Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan Climat et du Plan d’affectations des terres, le Prof. Lee White a participé, par visioconférence, à la 12ème réunion du Dialogue dit de Petersberg sur le climat.
Cette sortie pourrait venir mettre un terme aux rumeurs alimentant sa fuite du pays. En effet, selon certaines sources, «sous le prétexte d’un séjour en Angleterre pour raison familiale, Lee White aurait échappé à la vigilance des services spéciaux et à son arrestation qui était déjà étudiée après sa sortie prochaine du gouvernement ».
Les mêmes sources évoquent par ailleurs, « une descente des éléments du B2 à son domicile qui aurait permis de découvrir que la maison avait déjà été vidée ». En outre, poursuivent-elles, « le membre du gouvernement serait injoignable malgré les multiples tentatives du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, et qu’une réunion d’urgence relative à ce dossier, devait se tenir à la présidence en présence du Procureur de la République ».
The last but not least, les ‘’contempteurs’’ du Prof. Lee White évoquent également plusieurs dossiers le compromettant. Il s’agit entre autres d’un contrat non respecté avec OLAM à coups de milliards, l’audit de l’ANPN ordonné par l’Assemblée nationale, le rapport de la Cour des comptes sur la gestion financière de son ministère en crise.
Réagissant à cette cabale, le, membre du gouvernement gabonais a tout simplement indiqué qu’il était en mission à Londres. « Suis actuellement visible sur la dialogue de Petersberg sur le climat! « On ne jette pas des pierres sur un manguier sans fruit ». Tout ce bruit par ce qu’on avance avec les réformes dans le secteur forêt bois! Laissez-nous avancer!», a-t-il réagi.

Par ailleurs, un communiqué du gouvernement publié le 09 mai d2021, est venu étayer cette thèse. Il confirmait ainsi la participation du Prof. Lee White, à la 12ème réunion du dialogue dit de Petersberg sur le Climat. Une rencontre organisée sous la co-présidence de l’Allemagne et du Royaume-Uni, pays hôte de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 26).
Cette rencontre était l’occasion de rassembler des ministres d’une quarantaine d’États représentant les divers groupes de négociation dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Elle a notamment vu la participation du Premier ministre britannique, Boris Johnson, du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), M. Antonio Guterres, de la chancelière de la République Fédérale d’Allemagne, Dr. Angela Merkel, et de l’Envoyé spécial du Président américain pour le climat, John Kerry. Cette année, les débats de ce dialogue étaient axés sur les préparations des politiques en prélude de la COP 26 de novembre 2021 à Glasgow (Écosse) : l’accélération d’actions portant sur l’adaptation, le marché du carbone, et le financement climatique.
Intervenant au cours de cette rencontre, le membre du gouvernement gabonais est revenu sur les enjeux du financement de la lutte contre le changement climatique. « Les solutions fondées sur la nature, la préservation et la restauration des forêts et d’autres écosystèmes permettent aux populations de s’adapter tout en atténuant la vulnérabilité au changement climatique. Nous avons besoin d’un investissement massif si nous voulons éviter les pires effets du changement climatique ». a –t-il déclaré.
Pour rappel, lors de la prochaine COP, le Gabon qui assure la présidence du Groupe des négociateurs africains sur les changements climatiques (African Group of Negotiators, AGN) entend défendre la position de l’Afrique afin de recueillir le plus large soutien à la cause du continent.



















