A 11 mois du lancement officiel du Système informatique de traçabilité du bois du ministère des forêts (Stminef), le ministre des Eaux et Forêts, Pr Lee White a récemment tenu une séance de travail au siège de l’Agence d’exécution des activités de la filière forêt – bois (AEAFFB). Objectif : s’assurer de la fluidité des données issues des différents modules composant le Stmine).
Il était également question entre autre, de s’enquérir des besoins nécessaires en équipement pour le lancement d’un test final, « grandeur nature », de valider la mise en place de la cellule technique, d’évaluer les besoins en financement et bien d’autres aspects avant le lancement définitif qui devrait intervenir en janvier 2022.
Conscient de l’enjeu de l’échéance, Pr Lee White est donc allé s’enquérir de la mesure réelle du résultat des travaux conduits par l’équipe de l’AEAFFB, engagée aux côtés des autres administrations et des experts du consortium formé par l’ONG américaine Environmental Investigation Agency (EIA) et la fondation Code4Nature Code4Nature/EIA, dans la préparation de cette réforme.
Cette rencontre a vu la participation du Président du Conseil d’administration de l’AEAFFB, Jean Félix Mouloungui, du Directeur général, David Ingueza et des équipes de l’AEAFFB, ainsi que celles de la société Gabon Wood Industries.
Il convient de rappeler que l’AEAFFB travaille depuis neuf mois sous la direction du ministère en charge des Forêts, en vue de la mise en place ce système de suivi du bois, outil numérique pour la gestion et la transparence du secteur forestier gabonais.
Dans ce cadre, près de 200 opérateurs économiques et personnels de l’administration forestière ont été formés au cours de ces derniers mois au Stminef. Aussi, 20 sociétés sont actuellement engagées dans la phase test de traçabilité.
Cette phase a pour but, d’après les autorités gabonaises, de déterminer de son efficacité afin d’apporter des amendements nécessaires avant son lancement. Ces formations sont censées apporter des outils nécessaires aux apprenants, pour une meilleure exploitation de ce système de traçabilité avant son lancement officiel d’ici janvier 2022.
Pour rappel, le Stminef permettra de booster la commercialisation des produits du bois gabonais sur les marchés internationaux. En outre, il devrait permettre le suivi et le contrôle optimal de toutes les étapes d’exploitation de la ressource, de la coupe du bois à son exportation en passant par le transport et la transformation.
Il devrait aussi permettre de maîtriser la production forestière nationale, réduire les pertes de ressources bois, freiner la corruption dans le secteur et la délinquance forestière, améliorer la contribution du secteur forestier dans le produit intérieur brut, optimiser la fiscalité forestière, et suivre les statistiques forestières.



















