Sur cette période sous-revue, les principales sources de la croissance resteraient quasiment les mêmes que sur la période 2020-2021. Il s’agirait notamment de l’agriculture, du bois, des mines, des agro-industries, des travaux publics, de l’énergie et des services.
Selon les analyses, l’agriculture continuerait d’être le principal moteur de la croissance. Le Gouvernement devrait maintenir sa stratégie consistant à poursuivre la valorisation du potentiel de la branche, notamment l’agriculture de rente et vivrière.
Le palmier à huile et le caoutchouc demeureraient les piliers de développement de cette branche. Entrée en exploitation en 2017 et 2019, les champs d’huile de palme et d’hévéa d’OLAM, ainsi que ceux des plantations de GRAINE soutiendraient cette évolution.
La production d’huile de palme devrait atteindre 129.312 tonnes en 2024 contre 70.300 tonnes en 2020 et celle du caoutchouc afficherait 19.307 tonnes contre 7.300 tonnes en 2020.
S’agissant de la filière bois, elle devrait demeurer le socle de la stratégie de diversification de l’économie gabonaise, inscrite dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT) 2021-2023.
Dans ce cadre, le gouvernement poursuivra les réformes, en vue de la modernisation du secteur grâce à la promotion d’une politique incitative à la 2ème et 3ème transformation du bois ainsi qu’à la valorisation de ses produits dérivés.
Il est attendu une amélioration du tissu industriel, surtout dans la Zone Economique Spéciale de Nkok. La production de la filière devrait se situer à 1,386 million m3 à l’horizon 2024 contre 1, 071 million m3 en 2020.
Quant au secteur minier, sur la période, l’on devrait assister à la poursuite et au renforcement de la stratégie consistant à mettre en œuvre la politique de transformation locale de manganèse et de promotion de l’investissement dans l’exploitation de l’or alluvionnaire.
La consolidation des activités sur les sites de Ndjolé (CICMHZ), de Franceville (Nouvelle Gabon Mining) et les performances de COMILOG, permettraient d’atteindre un niveau de production nationale de manganèse de 11,644 millions de tonnes à l’horizon 2024 contre 8,4 millions de tonnes en 2020.
Cette évolution s’expliquerait par la mise en œuvre de projets d’investissement d’envergure, notamment la montée en puissance du nouveau plateau d’Okouma pour COMILOG, l’extension de la capacité de production sur le site d’exploitation de manganèse de Biniomi à Franceville, l’amélioration des performances du gisement de manganèse de Lebaye à Okondja, et la mise en exploitation du gisement de Mounana par la société Nouvelle Gabon Mining.



















