Hasard de calendrier ou stout simplement coïncidence, à quelques semaines de la tenue de la COP26 à Glasgow en novembre prochain, le Gabon vient d’adopter une loi relative aux changements climatiques.
Qu’à cela ne tienne, cette loi intervient après près de deux années de travaux réalisés, sous la haute impulsion du président de la République, Ali Bongo Ondimba. Selon les autorités gabonaises, adoptée le 13 septembre 2021, en marge du Conseil des ministres, cette loi s’inscrit dans les engagements internationaux du Gabon en la matière, vient renforcer la politique climatique de notre pays historiquement ambitieuse, à travers des mécanismes innovants au niveau national et international, indique-t-on.
Sur sa spécificité, elle vise à promouvoir un climat sûr et sain pour la planète en général et en particulier pour les populations gabonaises présentes et futures et vient contribuer à la résilience au sein de la sous-région, face à ce fléau qu’est le changement climatique et qui constitue une menace pour l’humanité. Ladite loi s’appliquera sur l’ensemble du territoire gabonais et couvrira les secteurs ayant un impact sur les changements climatiques, ajoute-t-on.
Avant de souligner que la politique climatique visée par cette loi et son élaboration, prévoient la mise en œuvre d’un système national de quotas d’émissions de gaz à effet de serre, et dont les émissions pourront être mesurées, déclarées et vérifiées avec précision ainsi que la mise en place d’un système de compensation carbone.
Effectivement, le cadre du marché de crédit carbone gabonais y est défini et la validation d’un Plan national d’adaptation aux changements climatiques de façon régulière y est prévue.
Selon le président du Centre mondial pour l’adaptation (GCA), le Professeur Patrick Verkooijen « l’adoption de cette nouvelle loi sur le climat renforce le leadership du Gabon […], nous devons accélérer rapidement l’adaptation pour assurer la sécurité des personnes et tirer parti des avantages d’une croissance résiliente et d’une reprise verte. La nouvelle loi gabonaise sur le climat traduit une action ambitieuse […]. Je suis sûr qu’elle permettra également d’attirer l’attention du monde, et inspirera des actions renforcées à l’échelle mondiale ; ce qui est de plus en plus nécessaire. »
Le Secrétaire Permanant du Conseil national climat, Tanguy Gahouma se veut quant à lui, plus explicite. « Ce sont plus de 30 ans de politique qui ont préservé nos forêts. Ce n’est pas un processus naturel : c’est une vision. Il ne reste plus de temps à perdre, notre marché de crédit carbone doit démarrer pour continuer la poursuite de nos objectifs de développement économique durable et sobre en carbone, pour le bien-être de nos populations. Ceci est la principale volonté du Chef de l’Etat. »
A son tour, le ministre des Eaux et Forêt, le Professeur Lee White a indiqué que : « Le Gabon est peut-être l’un des pays le plus positif en carbone de la planète, absorbant plus de 100 millions de tonnes de CO2 net chaque année dans nos forêts protégées et gérées de manière durable. Cette ordonnance maintiendra le Gabon carbone positif jusqu’en 2050 et au-delà. »



















