En juin 2014, les chefs d’État et de gouvernement de l’UA, réunis en Guinée équatoriale, adoptaient la « Déclaration de Malabo sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture en Afrique pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie ».
Ils prenaient ainsi une série d’engagements, à l’horizon 2025, visant essentiellement à accroître les investissements dans ce secteur, éliminer la faim, réduire la pauvreté de moitié et tripler le commerce intra-africain des produits et services agricoles.
Le premier bilan bisannuel de la Déclaration, rendu public en janvier 2018, est mitigé. Si des progrès notables en matière de développement agricole et de sécurité alimentaire ont bien été accomplis en 2015 et 2016, force est de reconnaître que « l’Afrique, globalement, n’est pas en voie d’atteindre les engagements de Malabo ».
Des quarante-sept pays membres de l’UA qui ont fourni les données nécessaires à l’établissement des indicateurs de performance élaborés par les experts, vingt seulement sont sur une trajectoire favorable. Le Rwanda vient en tête, devant le Mali et le Maroc.
Au niveau sous-régional, l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe sont en mesure de respecter leurs engagements en 2025, tandis que l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest marquent le pas.
En 2016, à peine dix États membres ont alloué à l’agriculture au moins 10 % de leurs dépenses publiques, comme ils l’avaient promis ; douze ont financé la recherche agricole à hauteur d’au moins 1 % de la valeur du PIB agricole ; dix-huit ont vu leur PIB agricole croître d’au moins 6 % par an.
Enfin, neuf pays ont lutté avec succès contre la faim et pourraient enregistrer, en 2025, un taux de sous-alimentation inférieur à 5 %, objectif déjà atteint par l’Égypte, le Ghana, le Mali, la Mauritanie, le Maroc et le Niger.
La Rédaction





























