Grâce aux performances du secteur non pétrolier, à moyen terme, le taux de croissance du PIB réel de la CEMAC progresserait à 2,8 % en 2021, 3,2 % en 2022 et 3,3 % en 2023, après une contraction de 2,9 % en 2020. C’est ce que révèle, le rapport de politique monétaire de la BEAC pour compte du quatrième, et dernier trimestre de l’année 2020.
En effet, stipule ledit rapport, « la croissance à moyen terme tirerait profit de la poursuite de l’amélioration des capacités de production des acteurs de la filière manganèse au Gabon, de la reprise du secteur industriel, grâce particulièrement au dynamisme des industries brassicoles dans tous les pays, et de l’expansion de l’industrie du bois au Gabon et des cimenteries au Congo », souligne le rapport.
Dans le même temps, l’inflation devrait par ailleurs repartir à la hausse, bien que demeurant sous la norme communautaire dès 2021. En effet, en glissement annuel, elle se hisserait autour de 3,0 % à décembre 2020 et 2,1 % en fin 2021. De son côté, le taux d’inflation de la zone CEMAC, en moyenne annuelle, se situerait autour de 2,7 % en 2020, et à moyen terme.
Quant au déficit budgétaire base engagement hors dons et extérieurs, il devrait se résorber progressivement de 3,1 % du PIB en 2021 à 2,1 % du PIB en 2022 et 1,8 % du PIB en 2023, alors que le déficit du compte courant hors dons devrait se stabiliser à 4,7 % en moyenne annuelle sur la période. Les réserves de change en mois d’importations des biens et services devraient se consolider au cours de cette période pour s’élever à 5,21 en 2023, contre 4,08 en 2021 et 4,79 en 2022.
En raison des incertitudes sur les prévisions économiques internationales et sous régionales et sur l’évolution de la pandémie de la Covid-19, la Banque centrale a maintenu inchangée l’orientation accommodante de sa politique monétaire et ses conditions d’intervention adoptées en mars et juin 2020 pour limiter les effets néfastes de la crise de la Covid-19 sur les économies de la sous-région.
Pour rappel, ce dernier rapport de politique monétaire examine les grandes tendances de l’environnement économique international en décrit l’évolution économique et financière des États membres de la CEMAC en 2020, sur la base des informations collectées par la Banque centrale. Il présente également les perspectives à moyen terme de la sous-région et formule l’orientation de la politique monétaire.





























