La démission, le 8 décembre dernier, de l’ex-ministre de l’Économie et de la Relance, du gouvernement, Jean-Marie Ogandaga fait les choux gras de la presse gabonaise.
Alors que nombreux sont ceux qui présageaient de sa présentation devant les ‘’prudhommes’’, au regard de nombreux soupçons de détournement et autres malversations susurrés sur lui, par certains médias, l’idée d’une assignation à résidence, en fin de semaine dernière est venue ajouter son lot à l’univers désormais chimérique, de cet ex-membre du gouvernement.
Pour certains media, Jean-Marie Ogandaga serait désormais porteur d’un « bracelet-cheville électronique et son parc automobile dépouillé ». Ils disent tenir ces informations de son cercle familial. Pour les autorités gabonaises, il s’agit tout simplement ‘’des allégations mensongères’’ relevant du fantasme. Faut-il le rappeler, il y a une semaine, Jean-Marie Ogandaga avait démissionné du gouvernement. Il est aujourd’hui au cœur d’une nouvelle vague de rumeurs, après celles ayant entouré son départ du gouvernement. Cette matinée du lundi 14 décembre, plusieurs médias nationaux ont fait l’écho de son placement en résidence surveillée depuis quelques jours. Ils ajoutent par ailleurs que « l’ex-membre du gouvernement est contraint de porter un bracelet électronique qui l’empêcherait de fuir le pays ».
Malgré tout ce remue-ménage médiatique, ce lundi 14 décembre 2020, Jean-Marie Ogandaga a bel bien pris part à la cérémonie de passation des charges avec Nicole Jeanine Roboty, la nouvelle ministre de l’Economie et de la Relance. « Lors de cette cérémonie, l’ex ministre est apparu décontracté, pas du tout l’air de quelqu’un qui est préoccupé et encore moins à qui la liberté de circuler a été limitée. Et pour le fameux bracelet qui porterait, rien de cela n’était visible sur lui », a réagi une ancienne collaboratrice disant avoir assisté à cette cérémonie de passation des charges.
D’autres sources, cette fois juridiques, laissent indiquer « qu’il est fort peu probable que M. Ogandaga ait pu se voir remettre un bracelet-cheville électronique, d’autant que le Gabon n’en dispose pas ». Elles ajoutent par « Qu’une mesure d’assignation à résidence ne peut qu’être ordonnée par un juge. Or, nul n’a confirmé au parquet un tel verdict. La raison en est simple : l’ex-ministre n’a fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire depuis sa démission. Il vaque librement à ses activités depuis lors ».






























