Le ministre Sosthène Ossoungou Ndibangoye, en charge du Budget et des Comptes publics a réuni le secrétaire général et les acteurs de la chaîne de la dépense, pour une séance de travail, le 3 décembre dernier.
Cette rencontre avait trois principaux objectifs : faire le point sur l’exécution du budget 2020 à ce jour; dresser les prévisions de clôture et enfin, établir les hypothèses de projection, aussi bien des dépenses à payer que des recettes à encaisser d’ici la fin de l’année.
Selon rapport d’exécution budgétaire du troisième trimestre 2020, s’agissant du volet de l’exécution du budget au 30 septembre 2020, le solde net d’exécution s’établit à 203,4 milliards de FCFA. Il ressort supérieur à celui observé à la même période en 2019 qui était de 56,7 milliards de FCFA. Selon le ministère, ce résultat est en augmentation de 146,7 milliards de FCFA par rapport à l’exercice précédent et s’explique en partie par le solde excédentaire des opérations de financement et de trésorerie qui s’établit à 207,6 milliards de FCFA.
Quant au tableau des dépenses, les règlements s’élèvent à 1 163,3 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 61% par rapport à la prévision de la loi de finances rectificative (LFR). Dans le même temps, les recettes brutes du budget de l’Etat s’établissent à 1 202,2 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 77% par rapport à la LFR. Il est en diminution de 254,3 milliards de FCFA, par rapport au niveau de l’année dernière à la même période qui était de 1 456,5 milliards de FCFA.
S’agissant des comptes d’affectation spéciaux, le solde global est débiteur de 11,9 milliards de FCFA, contre un solde créditeur de 7 milliards de FCFA sur la même période en 2019.
Selon rapport d’exécution budgétaire du troisième trimestre 2020, à l’instar des autres pays, la pandémie à Corona virus a fortement impacté le pays tant au niveau économique que social. L’exécution budgétaire du 3ème trimestre 2020 est donc tributaire de ce contexte.
Pour faire face à cette situation, le gouvernement a adopté des mesures visant à soutenir les secteurs sensibles (santé, éducation, petites et moyennes entreprises, …) et les couches sociales les plus vulnérables. En dépit de ce contexte exceptionnel, contraignant et restrictif, le gouvernement a poursuivi les réformes engagées en matière d’assainissement des finances publiques pour un retour aux équilibres macroéconomiques.




























