A la fin du mois de juillet, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un deuxième décaissement pour le Gabon d’un montant de 89 milliards de Francs CFA, au titre de son Instrument de financement rapide.
Cette enveloppe est destinée au financement partiel des besoins supplémentaires dans le cadre de la riposte contre la crise engendrée par la pandémie de Covid-19. En outre, il a porté le montant total des appuis reçus du FMI par le Gabon dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Coronavirus sur cette facilité à près de 177 milliards de Francs CFA.
Un appui remarquable aux efforts de relance économique du pays en 2019
L’année dernière, deux missions des services du FMI ont été effectuées au Gabon, dans le cadre de la 4ème revue du programme du Gabon conclu avec le Fonds en juin 2017, qui a été finalement reportée à fin décembre 2019, combinée avec la 5ème revue. Et ce, en raison des performances qui n’ont pas été entièrement satisfaites au regard des critères de réalisation quantitatifs, objectifs indicatifs et repères structurels du programme.
En effet, les échanges au cours de la staff visite du FMI effectuée du 23 avril au 1er mai 2019 ont notamment permis d’identifier une accumulation d’arriérés sur le service de la dette extérieure à fin 2018 et au premier trimestre 2019, ce qui a entraîné le retard dans la conclusion de la quatrième revue du programme.
Mise en place de fortes mesures de politiques économiques et financières
Toutefois, les autorités gabonaises se sont engagés sur certaines mesures de politiques économiques et financières qui ont permis l’évaluation simultanée des quatrième et cinquième revues du programme, à savoir : la non accumulation d’arriérés de paiements extérieurs pendant les mois allant d’avril à septembre 2019, le recadrage de l’exécution budgétaire à la trajectoire des objectifs budgétaires initialement prévus, être à jour dans les repères structurels du programme.
Depuis lors, des progrès importants ont été enregistrés dans la gestion des finances publiques et ont permis l’atteinte de la quasi-totalité des critères de réalisation quantitatifs à fin juin 2019, ainsi que dans la mise en œuvre des repères structurels du programme prévus entre janvier et septembre 2019. Sur cette base, la validation de la 4ème revue du programme a été concluante en décembre 2019 concomitamment avec celle de la 5ème revue, reposant sur l’exécution budgétaire à fin juin 2019.
De l’optimisme…
Les perspectives de consolidation budgétaire pour l’année 2020 sont également positives, moyennant néanmoins l’approfondissement des mesures visant à renforcer la sécurisation et la mobilisation des recettes non pétrolières ainsi que celles relatives à l’encadrement approprié de l’exécution budgétaire des Comptes d’affectation spéciale et la rationalisation des dépenses de fonctionnement et d’investissement. Cependant, le programme est arrivé à terme en juin 2020, sans la conclusion de la sixième et dernière revue. Toutefois, des négociations ont d’ores et déjà̀ été initiées pour un nouveau programme avec le FMI, visant à préserver la stabilité́ macroéconomique et la viabilité́ de la dette, ainsi qu’à atteindre une croissance plus élevée et plus inclusive.





























